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Trudeau veut rendre gratuite l'adhésion à son parti

Le Parti libéral du Canada (PLC) souhaite éliminer les frais d'adhésion pour ses membres. Si la mesure est adoptée, il s'agirait d'une première au pays.

Un texte de Mylène Crête

Cette proposition, initiée par le premier ministre Justin Trudeau, sera proposée au congrès du parti qui débute jeudi à Winnipeg. Il s'agit du premier grand rassemblement depuis sa victoire aux dernières élections fédérales.

Les militants doivent présentement débourser 10 $ annuellement pour être membres du PLC. En éliminant ces frais, les libéraux espèrent créer un engouement semblable à celui généré par la course à la direction de 2013. À l'époque, le parti avait recruté près de 300 000 personnes après avoir ouvert ses rangs aux sympathisants sans leur exiger de montant d'adhésion.

« L'idée, c'est vraiment d'ouvrir le parti à tous les Canadiens, explique la présidente du PLC, Anna Gainey. Il y a des communautés dans notre pays pour lesquelles 10 $ c'est quand même un montant important. Nous voulons que tout le monde se sente à l'aise et qu'il puisse participer sans être obligé de payer pour cette participation. »

Ce changement fait partie d'une refonte de la constitution du parti jugée trop lourde. Elle a subi une cure minceur, passant de plus de 80 à une douzaine de pages. Ce nouveau document, s'il est adopté par les membres, remplacerait les 18 autres constitutions qui chapeautent les diverses associations et commissions du parti.

Le PLC entreprendrait ainsi un véritable exercice de modernisation qui devrait alléger sa structure décisionnelle et ultimement rendre l'élaboration de son programme politique plus fluide en vue de l'élection de 2019. La nouvelle constitution doit recueillir au moins deux tiers du vote des délégués pendant l'assemblée plénière pour être adoptée.

Les questions autochtones à l'avant-plan

Le congrès se déroule à Winnipeg, la ville qui compte la plus forte population d'Autochtones et de Métis vivant en milieu urbain au pays. Les questions qui touchent les Premières Nations y occuperont une grande place.

Quatorze des 82 résolutions qui seront abordées ont trait aux questions sur les Autochtones. Un groupe de travail a été mis sur pied exclusivement pour en discuter, ce qui garantit qu'au moins deux de ces résolutions seront débattues en plénière vendredi. Parmi celles-ci, il y a la demande d'alterner entre francophone, anglophone et Autochtone pour la nomination d'un gouverneur général et celle d'accorder le statut de langue officielle aux langues autochtones.

Le premier ministre Justin Trudeau est attendu samedi, le dernier jour du congrès.

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