Uber reprendra du service le 6 décembre à Calgary, si une injonction interdisant à ses chauffeurs de circuler dans la métropole est levée d'ici cette date.

Jean-Christophe De Le Rue, le chargé des communications pour UBER se réjouit du prochain lancement.

« Il y a plus de cent mille personnes qui ont téléchargé l'application pour l'utiliser en temps qu'usagers et on a déjà des centaines de Calgariens qui se sont enregistrés pour devenir partenaires-chauffeurs, donc il y avait clairement une demande à laquelle on est très contents de pouvoir répondre », dit-il.

Mais avant de pouvoir aller de l'avant le 6 décembre comme prévu, la Ville de Calgary veut qu'Uber paye les frais qu'elle a encourus pour demander une injonction en 2015, quand le service de covoiturage a été lancé illégalement dans la métropole.

« Uber nous a demandé si nous allions lever l’injonction et nous leur avons répondu que oui, nous sommes prêts à la lever, mais nous devons discuter des frais associés à cette injonction », a lancé Ryan Jestin, le directeur des normes communautaires pour la Ville de Calgary.

Ryan Jestin dit que la ville veut qu’Uber paie les frais associés à l’injonction, notamment le montant encouru pour l’embauche d’inspecteurs pour enquêter sur les conducteurs illégaux et ceux pour le dépôt de l’injonction, un montant total d’environ 22 000 $.

Ramit Kar, le président d’Uber pour l’ouest du Canada, dit qu’il s’attend à ce que tout soit réglé d’ici mardi. « Nous allons poursuivre nos discussions, mais nous sommes optimistes que tout devrait être réglé d’ici mardi prochain », dit-il.

Nouvelles règles

L’annonce du retour d’Uber arrive après que les conseillers de Calgary eurent amendé le règlement municipal encadrant les entreprises de transport lundi. Uber disait que la structure était trop coûteuse alors que plusieurs de ses chauffeurs travaillent de manière temporaire ou à temps partiel.

Selon les changements, les entreprises qui offrent des services comme ceux offerts par Uber devront désormais payer de 5000 à 20 000 $ annuellement, selon le nombre de chauffeurs. Elles devront également payer des frais de 15 $ par chauffeur et de 0,20 cent par trajet.

La nouvelle structure tarifaire a été approuvée comme un projet-pilote d’un an et le conseil révisera les changements d’ici 2017. Ryan Jestin est directeur des normes communautaires pour la ville de Calgary.

« En fin de compte, nous avons trouvé une nouvelle méthode pour obtenir les mêmes montants d'argent par conducteurs, mais en utilisant une méthode où il faut payer par voyage et pas par conducteur, mais en fin de compte, c'est exactement le même montant d'argent », dit-il.

Uber a d’abord été lancé illégalement en octobre 2015 et la Ville de Calgary avait obtenu une injonction un mois plus tard.

Ces changements mettent en colère le propriétaire de la compagnie de taxis Associated Cab, Roger Richard.

« Les nouvelles lois ont été faites uniquement pour Uber. [...] Les règlements, il faut que ce soit la même chose d'un bord ou de l'autre. Ce qui s'est passé lundi, avec la ville, avec le maire, c'est un backroom deal, c'est ça qu'on a pas accepté, qu'on n'acceptera pas. Si d'autres compétiteurs doivent venir en ville, il faut que les règles soient les mêmes pour tout le monde », dit-il.

Plus d'articles

Commentaires