Retour

Un « B » pour le Nouveau-Brunswick dans une étude nationale sur l'accès à l'information

Un groupe représentant les médias du Canada donne la note de « B » quant au niveau de transparence du gouvernement néobrunswickois, suite à une analyse nationale des systèmes d'accès à l'information.

L’organisme News Media Canada a déposé des demandes d’accès à l’information à des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux et leur a attribué une note sur leur degré d’ouverture.

Sur les 15 demandes envoyées au gouvernement du Nouveau-Brunswick, huit ont été répondues en intégralité, six ont été partiellement refusées et une seule a généré une réponse « sans données ».

L’étude sur l’accès à l’information a été menée par un professeur associé en journalisme à l’Université King’s College de Halifax, Fred Vallance-Jones.

La note « B » représente un taux de satisfaction de 75 à 87,5 %.

Selon lui, l’enquête a révélé des problèmes auprès des ministères de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, de la Santé et de la Justice et Sécurité publique. Ceux-ci ont répondu aux requêtes avec un document en format PDF, plutôt qu'en format feuille de calcul électronique, tel que demandé.

« Nous avons demandé un format lisible par machine, donc c’est un obstacle si on ne peut pas ouvrir un fichier électronique. Nous avons beaucoup insisté sur cela dans l’enquête et émis des commentaires quand ça arrivait. »

Au niveau municipal, les villes de Moncton et Fredericton ont toutes deux reçu la note « A ».

Saint-Jean n’a pas été notée, pour des « raisons techniques », indique le rapport.

Un « F » au fédéral

Le gouvernement du Canada n’a pas passé le test de News Media Canada.

Le système d’accès à l’information est pire sous Justin Trudeau que dans les dernières années du gouvernement Harper, rapporte l’étude. La cote « F » lui a été attribuée. « C’est peut-être le pire qu’on a vu dans les sept fois qu’on a fait le test depuis 2008 », indique Fred Vallance-Jones, qui est l’un des experts reconnus au pays en matière de demandes d’accès à l’information.

Le gouvernement Trudeau a déclaré en 2015 qu’un « gouvernement transparent est un bon gouvernement. »

Seulement 25 % des demandes ont été répondues dans le délai de 30 jours. Au Nouveau-Brunswick, ce taux est de à 87 %.

La commissaire à l’information du Canada, Suzanne Legault, a d’ailleurs dénoncé le projet de loi C-58, le jour même de la sortie du rapport. Cette mesure, déposée en juin, vise à accroître la transparence à Ottawa. Elle aurait plutôt l’effet contraire selon elle.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine