Le budget du ministre des Finances Carlos Leitao n'impressionne pas les partis d'opposition, qui critiquent la recette libérale.

« L'austérité se poursuit », estime le porte-parole en matière de finances du Parti québécois, Nicolas Marceau, soulignant notamment la croissance « famélique » des dépenses en santé.

M. Marceau estime par ailleurs que le gouvernement ne respecte pas ses engagements concernant la création d'emplois. En campagne électorale, les libéraux ont promis d'en créer 50 000 par année, durant cinq ans. « Le 250 000 emplois est porté disparu », a lancé Nicolas Marceau.

Même s'il juge que ce budget contient quelques mesures économiques intéressantes, le député péquiste croit qu'une partie de l'exercice ne représente que du « recyclage » et de la bonification de mesures déjà existantes. 

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Pas de répit pour les contribuables, déplore la CAQ

« Le gouvernement tolère une économie qui traîne de la patte », a affirmé de son côté le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, soulignant la faible croissance économique.

« Un coup de barre était nécessaire pour baisser les impôts », a-t-il dit, estimant que le gouvernement a oublié les contribuables.

François Legault pense que le gouvernement Couillard aurait dû recourir au surplus de 2 milliards de dollars versé au Fonds des générations afin de réduire les impôts des contribuables, ce qui, à son avis, aurait aidé à stimuler la croissance économique. L'abolition plus rapide de la taxe santé ne sera pas suffisante, croit-il.

« Nos enfants valent mieux que cela », dit Khadir

Québec solidaire a pour sa part attaqué frontalement le gouvernement libéral en liant l'austérité budgétaire à l'arrestation de l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau et à la « corruption systémique » du Parti libéral.

« Les montants consacrés au soutien au revenu, que ce soit la prime au travail ou le bouclier fiscal, sont dérisoires en comparaison des 500 millions de dollars en rabais d'électricité accordés aux grandes entreprises. Pendant ce temps, la population se serre la ceinture, voit sa facture d'électricité augmenter et devra payer des frais accessoires en santé en plus de hausses majeures dans les tarifs de services de garde », dénonce le député de Mercier, Amir Khadir.

Amir Khadir s'est par ailleurs montré déçu de la progression du financement en éducation, qui passera de 0,9 % cette année à 3 % l'an prochain. « C'est l'équivalent de 50 ¢ par jour, par élève. Nos enfants valent mieux que cela. Le réinvestissement en éducation ne représente que 87 millions de dollars en services directs », fait-il remarquer. 

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