Retour

Un comité multipartite pour étudier la réforme du mode de scrutin, propose le NPD

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) propose la création d'un comité multipartite selon la distribution des votes des dernières élections pour se pencher sur la réforme du mode de scrutin.

De cette façon, les troupes de Thomas Mulcair espèrent éviter de laisser tout le pouvoir entre les mains des libéraux sur cet enjeu qui aura assurément un impact sur la prochaine distribution des sièges.

Le premier ministre Justin Trudeau a promis que les élections du 19 octobre dernier seraient les dernières disputées selon un système uninominal majoritaire à un tour.

La ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, a pour mission de faire en sorte que cette promesse se concrétise d'ici quatre ans.

Une demande du NPD

Jeudi, le député néo-démocrate Nathan Cullen a envoyé une lettre à la ministre Monsef pour lui proposer la création d'un comité avec cinq députés libéraux, trois conservateurs, deux néo-démocrates, un bloquiste et un vert. Ils présenteraient par la suite leurs recommandations au Parlement.

Cela reflète à peu près la distribution des votes aux dernières élections, soit 39,5 % pour les libéraux, 31,9 % pour les conservateurs, 19,7 % pour les néo-démocrates, 4,7 % pour les bloquistes et 3,4 % pour les verts.

Selon M. Cullen, « aucun parti ne devrait avoir le pouvoir de modifier de façon unilatérale les fondements de nos institutions démocratiques ».

Le secrétaire parlementaire de la ministre des Institutions démocratiques, Mark Holland, a salué la proposition néo-démocrate sur la réforme envisagée.

« Nous reconnaissons que cela sera un processus qui aura un impact sur tous les partis et nous voulons nous assurer qu'ils aient l'occasion de participer de façon significative. Nous ne savons pas exactement quelle forme cela prendra, mais nous allons le déterminer dans un futur très proche », a-t-il indiqué à la sortie de la période de questions aux Communes.

Dans un courriel, le bureau de la ministre Monsef a rappelé qu'un comité sera créé pour étudier « notamment les questions entourant le scrutin préférentiel, la représentation proportionnelle, le vote obligatoire et le vote en ligne ». Mme Monsef ne commente pas toutefois la composition qu'aura ce comité.

Un référendum sur la question? 

Les conservateurs exigent pour leur part que cette réforme démocratique soit soumise à la population par un référendum. Sans avoir complètement écarté l'idée, cela ne semble pas être la voie que voudrait privilégier M. Trudeau.

M. Cullen ne croit pas, lui non plus, qu'un référendum soit nécessaire sur la question.

« Pour moi, si on a un vraiment bon processus, on a l'avantage que les Canadiens vont appuyer les résultats », a-t-il signalé en point de presse à Ottawa.

Des référendums en Ontario, en Colombie-Britannique et à l'Île-du-Prince-Édouard se sont soldés par des rejets des réformes électorales.

Le chef intérimaire du Bloc québécois, Rhéal Fortin, a affirmé qu'il aimerait faire partie de ce comité, mais aussi des autres comités de la Chambre.

Comme sa formation n'a pas de statut officiel en raison de son petit nombre de députés, elle ne peut siéger aux comités parlementaires, y compris sur celui créé mercredi sur l'équité salariale.

« Ça m'apparaît tout à fait normal que tous les partis politiques participent à ces discussions-là. Mais ceci dit, je ne vois pas pourquoi une question aussi importante que l'équité salariale devrait recevoir une interprétation différente quant à ces principes de représentativité là », a-t-il insisté.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine