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Un député du NPD expulsé après une 2e accusation de harcèlement sexuel

Le député Mohinder Saran a été expulsé du caucus du Nouveau Parti démocratique (NPD) du Manitoba après le dépôt d'une deuxième accusation de harcèlement sexuel contre le politicien.

Mardi, le président du caucus du NPD, Tom Lindsey, a lu une déclaration dans laquelle il a sèchement indiqué que M. Saran n’était plus membre de l’opposition officielle.

Le caucus du NPD a déterminé que Mohinder Saran, député de The Maples, ne sera plus membre du caucus du NPD, à compter d’aujourd’hui. Aucun autre commentaire ne sera formulé, afin de respecter la confidentialité de toute partie impliquée. Le caucus du NPD dénonce toute forme de violence sexuelle.

Tom Lindsey, président du caucus du NPD du Manitoba

M. Saran était exclu des réunions du caucus depuis novembre, à la suite d'allégations selon lesquelles le néo-démocrate a verbalement harcelé une employée avec des propos sexuels, et s’était inscrit à des séances de sensibilisation en décembre.

Dans un communiqué publié par son avocat, Mohinder Saran nie les accusations portées contre lui. Il souligne qu’il a suivi les séances de sensibilisation parce que c’était une recommandation du rapport final effectué par le service des ressources humaines (RH).

« Je voudrais préciser clairement que la recommandation [du rapport des RH] n’était pas une mise en accusation, et que son exécution n’était pas un aveu de culpabilité », tranche M. Saran.

« Je me suis tu auprès des médias pour respecter la confidentialité et afin de permettre, en toute déférence, l’évolution des processus appropriés. Toutefois, plusieurs sources du NPD ont fourni des renseignements inexacts et sélectifs qui ont ensuite été rapportés par les médias », écrit-t-il.

Ces sources ne sont pas crédibles puisqu’elles n’ont pas eu accès aux conclusions du rapport confidentiel des RH. Et les sources savent qu’il m’est impossible de rétablir ces exactitudes avec des faits, car cela briserait la règle de la confidentialité.

Saran Mohinder

M. Saran allègue que les sources des fuites d’informations avaient leurs propres motifs politiques et se dit déçu que le parti n’ait pas tenté d’apporter des précisions aux informations en son absence.

En ce qui concerne ses prochaines étapes, Mohinder Saran confirme qu’il étudie plusieurs options, dont une poursuite juridique contre le NPD du Manitoba.

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