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Un député ontarien veut des peines plus sévères pour les crimes liés aux armes à feu

Le député néo-démocrate de Windsor-Ouest, Brian Masse, aimerait que le système judiciaire soit plus sévère envers les gens qui vendent et importent illégalement des armes à feu au Canada. Un phénomène en hausse selon des experts.

D'après le politicien, la rigueur des forces de l'ordre dans ce dossier permettrait de réduire les crimes liés aux armes à feu qui seraient en augmentation au Canada.

M. Masse a fait part de son opinion lors du Sommet sur la violence liée aux armes à feu et aux gangs à Ottawa mercredi.

« Je crois que nous devons avoir des peines plus sévères, mais aussi développer des stratégies préventives », croit le député.

La rencontre était organisée par le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, après que le gouvernement ait annoncé un investissement de plus de 327 M$ sur cinq ans pour réduire ce type de violence.

Trafic d'armes à feu en augmentation

Des experts ont indiqué lors du sommet que bien que la criminalité soit en baisse au Canada, que le nombre de meurtres par armes à feu était revenu à un niveau aussi élevé qu'il y a 10 ans.

« Il semble que nous avons un sérieux problème, pas seulement par rapport aux gens qui amènent des armes à feu par accident au Canada, mais aussi ceux qui le font délibérément », indique M. Masse.

Selon lui, les statistiques démontrent que les gens achètent de plus en plus d'armes à feu à des Canadiens et que le nombre de fusils qui circulent dans les rues est aussi en augmentation.

M. Masse a souligné que les villes frontalières comme Windsor et Sarnia sont des points névralgiques dans le trafic d'armes.

Le ministre Goodale a pour sa part mentionné pendant la conférence que le trafic de drogues jouait un grand rôle dans la culture de gangs et de violence.

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