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« Un drapeau blanc devant l'État islamique, ça ne marchera pas » - Duceppe

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, se prononce fermement en faveur des frappes militaires contre le groupe armé État islamique (EI) même si les députés du parti ont voté contre lors de la dernière session législative.

Un texte de Mylène Crête

« Malheureusement, il arrive des moments où vous n'avez pas le choix, affirme-t-il dans une entrevue aux Coulisses du pouvoir. Vous pouvez arriver avec un drapeau blanc devant Boko Haram ou l'État islamique, ça ne marchera pas. »

M. Duceppe croit que le Canada doit à la fois fournir de l'aide humanitaire aux réfugiés syriens et participer à la coalition contre le groupe terroriste pour contrer la menace qu'il représente dans cette région du monde.

« Ce sont les musulmans qui en sont les premières victimes et les femmes en particulier, poursuit-il. Donc, il ne faut pas faire preuve de simplisme et dire que nous on va envoyer les autres faire le travail pour s'occuper de l'aide humanitaire. »

Gilles Duceppe invoque l'expansionnisme dont fait preuve l'EI pour justifier ce changement de position. Il cite également en exemple l'aide militaire apportée par le Canada au Kosovo en collaboration avec l'OTAN en 1999.

Il s'en prend indirectement à la position du NPD qui s'oppose aux frappes aériennes en Irak et en Syrie. « Contre Adolf Hitler, tous ceux qui avaient le drapeau blanc au départ n'ont pas survécu longtemps, dit le chef bloquiste. Il n'y avait pas d'autre choix. »

Accélérer l'accueil de 10 000 réfugiés

Sur la question des réfugiés syriens qui fuient la guerre civile, Gilles Duceppe propose une approche en deux temps.

Il suggère d'abord que le gouvernement accueille 10 000 réfugiés le plus rapidement possible avec l'appui des provinces. Ensuite, les députés qui seront nouvellement élus pourraient tenir un débat sur la question à la Chambre des communes. Le nouveau gouvernement aurait alors l'occasion de revoir les mécanismes d'accueil et de les adapter pour faire face à la crise.

« Pour changer tout ce que certains proposent de changer, il faudrait d'abord que le Parlement se réunisse, prenne le temps d'en discuter et d'adopter une loi, explique-t-il. D'ici ce temps-là, il y a des gens qui risquent de mourir. »

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