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Un premier candidat pour la direction du PC en Ontario; Caroline Mulroney aussi pressentie

Le député conservateur Vic Fedeli du nord de l'Ontario est devenu, jeudi midi, le premier à confirmer sa candidature pour succéder comme chef à Patrick Brown, qui a démissionné soudainement dans la nuit de mercredi à jeudi, éclaboussé par des allégations d'inconduite sexuelle.

Les dirigeants du Parti conservateur en Ontario se réuniront d'urgence jeudi soir, pour discuter du leadership du PC. Le caucus conservateur doit choisir un chef intérimaire vendredi.

M. Fedeli, le porte-parole conservateur en matière de finances et un ancien candidat à la chefferie du PC, affirme qu'il a l'expérience nécessaire pour mener le Parti à la victoire lors des élections générales de juin prochain.

M. Fedeli n'a pas voulu dire s'il exigerait que Patrick Brown démissionne aussi de son siège de député de Barrie, s'il est choisi comme chef. Sur Twitter, il a qualifié les allégations contre M. Brown de « bouleversantes ».

Le Parti pourrait laisser un leader intérimaire les représenter pour le scrutin ou organiser rapidement une course à la chefferie.

Les autres candidats pressentis à la chefferie du PC :

  • Caroline Mulroney : fille aînée de l'ancien premier ministre canadien Brian Mulroney, la femme d'affaires n'a jamais été élue députée. Elle a été choisie comme candidate pour les conservateurs dans la circonscription de York-Simcoe, au nord de Toronto. Sur Twitter, Mme Mulroney a fait référence aux allégations d'inconduite sexuelle contre Patrick Brown comme « d'encore une autre histoire de harcèlement contre les femmes ». « Les Ontariennes vont continuer à se battre ensemble  », ajoute-t-elle. Étant donné qu'elle ne fait pas partie du caucus conservateur, elle ne peut être choisie comme chef intérimaire. Seule une course à la chefferie lui permettrait de poser sa candidature.
  • Christine Elliott : ancienne députée conservatrice, elle avait perdu la chefferie du PC contre Patrick Brown en 2015. Elle était l'épouse du défunt ministre fédéral des Finances Jim Flaherty. Elle n'a pas commenté publiquement la démission de M. Brown. Elle aussi pourra seulement être candidate s'il y a une course à la chefferie.
  • Lisa MacLeod : la députée conservatrice de la région d'Ottawa est elle aussi une candidate défaite à la chefferie. Sur Twitter, elle a salué le « courage » des deux femmes qui ont dénoncé Patrick Brown. « Je ne tolère pas et ne tolérerai pas l'abus ou le harcèlement », a-t-elle commenté. Interrogée jeudi matin au sujet de sa possible candidature à la chefferie, Mme MacLeod a esquivé la question, répondant ceci : « Le prochain chef du Parti deviendra premier ministre de l'Ontario ».
  • Rod Phillips : ancien président de la compagnie Postmedia et ex-dirigeant de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (OLG), il est le candidat vedette des conservateurs dans la circonscription d'Ajax, en banlieue de Toronto. Lui aussi dépend d'une course à la chefferie s'il veut poser sa candidature pour la direction du Parti.

Le temps presse

À moins de cinq mois des élections provinciales, le Parti progressiste-conservateur fait face à un « énorme défi », souligne la politologue Geneviève Tellier, de l'Université d'Ottawa.

Le temps presse pour les conservateurs : la campagne électorale commencera au début mai.

L'Assemblée législative en Ontario ne reprendra ses travaux qu'à la fin du mois de février, « le seul côté positif » actuellement pour les conservateurs qui ont quelques semaines pour se réorganiser, souligne la politologue Geneviève Tellier.

« Ça va être très difficile [pour les conservateurs] », ajoute la chroniqueuse politique Tasha Kheiriddin.

Avec la contribution de Claudine Brulé

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