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Un premier sommet entre Ottawa et la nation des Métis

Le gouvernement fédéral et la nation des Métis ont entériné un accord-cadre qui fixe les priorités ainsi que les collaborations futures qu'aborderont Ottawa, le Ralliement national des Métis et les organisations membres de ce dernier au cours des prochaines années.

« Avec cette première rencontre, nous avons franchi une étape importante en vue de bâtir une relation renouvelée entre les Métis et la Couronne », a assuré le premier ministre, Justin Trudeau.

M. Trudeau a indiqué que les groupes se concentreront en premier lieu sur les soins de santé, le logement, l’éducation et la formation ainsi que sur une nouvelle relation fiscale avec la Nation des Métis.

Le président du Ralliement national des Métis, Clément Chartier, a ajouté qu’il fallait également traiter de la question des vétérans métis.

Les leaders traiteront également du récent budget, qui prévoit un investissement de 84,9 millions de dollars dans les cinq prochaines années, et 28,3 millions par année par la suite, afin de « renforcer la capacité de gouvernance du Ralliement national des Métis [et de] favoriser les travaux de collaboration […] visant l’autonomie gouvernementale de l’autodétermination des Métis ».

Un esprit d'ouverture

Même s'ils sont reconnus comme Autochtones, les Métis ne possèdent aucune assise territoriale ni aucun traité, et leurs droits de chasse et pêche sont limités.

La Cour fédérale a statué en 2013 que les Métis et les Autochtones vivant hors réserve étaient des Indiens au sens de la loi.

En 2014, la Cour suprême du Canada a rendu une décision conférant le droit à six bandes de la Première Nation britanno-colombienne Tsilhqot'in de gérer un territoire d'environ 1750 kilomètres carrés à l'extérieur de leurs réserves. Selon plusieurs dirigeants métis, cette décision renforce les droits à l’autodétermination de leur peuple.

Lors du sommet, jeudi, M. Chartier s’est dit très encouragé par l’attitude et l’ouverture du premier ministre Trudeau et de la ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett.

« Nous savons qu’avec les très grands bateaux, ça peut prendre beaucoup de temps et d’énergie pour faire demi-tour. Et parfois, certains des matelots se montrent résistants. Autrefois, on faisait des mutineries. Mais je ne m’attends pas à une mutinerie aujourd’hui », a plaisanté M. Chartier.

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