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Un rapport du ministère de l'Éducation écorche l'Université de Saint-Boniface

Une analyse de tous les établissements d'éducation postsecondaire du Manitoba produite par le gouvernement propose que le « talon d'Achille de l'Université de Saint-Boniface (USB) c'est le nombre élevé d'étudiants étrangers inscrits à ses programmes collégiaux. »

Un texte de Denis-Michel Thibeault

Le ministre de l’Éducation et de la Formation, Ian Wishart, a fait l’annonce des résultats de cette analyse étoffée lundi.

Le rapport préparé par l’entreprise de consultants stratégique Higher Education Strategy Associates ( HESA ) a étudié tous les établissements d'Éducation postsecondaire pour leur gouvernance, leur efficacité, la pertinence de leurs programmes d'étude pour le marché du travail, leur gestion financière, les systèmes de coordination et les services aux clients.

« Nous sommes heureux de constater que plusieurs établissements sont enlignés avec les priorités de notre gouvernement », a affirmé le ministre Wishart. Il reconnaît cependant qu’il y a certains établissements qui pourraient faire mieux.

« Une évaluation des institutions et des systèmes comme celle-ci nous permet de porter un regard sur l’état actuel des choses et de déterminer les secteurs où on pourrait faire mieux », ajoute-t-il.

Le ministre de l’Éducation a souligné que la province tentera de mettre en oeuvre certaines des recommandations du rapport dans les prochains mois.

Le ministre Ian Wishart veut voir des progrès dans les secteurs suivants au sein des établissements d'éducation postsecondaire :

  • l’augmentation de la participation des étudiants;
  • l’augmentation du taux de diplomation;
  • l'établissement d'une formule de financement basé sur les performances;
  • le développement de lettres de mandat spécifique pour les établissements d’enseignement;
  • l'augmentation de la coordination du rural pour satisfaire les besoins locaux;
  • la modernisation du processus d’acceptation aux programmes;
  • l'introduction d'un mécanisme externe de contrôle de la qualité;
  • la concentration du financement en capital afin de faire des améliorations stratégiques.

Le ministre de l’Éducation dit que l’objectif est d’augmenter à 77 % le nombre d’étudiants qui obtiennent un diplôme de l'une des institutions postsecondaires de la province. Il veut rattraper et dépasser la moyenne canadienne dans ce domaine. Le Manitoba traîne sur la moyenne canadienne avec un retard de 10 %.

Trop d’étudiants étrangers

Le rapport n’épargne pas l’Université de Saint-Boniface. L’une des recommandations propose que le seul établissement d’enseignement francophone de la province « se concentre sur le développement de nouveaux programmes collégiaux d'intérêt et ciblant les besoins des étudiants locaux, afin d'assurer un meilleur équilibre entre les étudiants nationaux et internationaux dans ses programmes collégiaux au cours de la prochaine décennie. »

La firme HESA dit que le nombre important d'étudiants dans ses programmes collégiaux est « le talon d'Achille de l'Université de Saint-Boniface. »

Selon eux, compte tenu de la volatilité du marché du recrutement, l’USB devrait « réduire sa dépendance vis-à-vis des étudiants internationaux. »

De plus, le rapport souligne que « L'Université de Saint-Boniface et la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) devraient élaborer une stratégie qui facilite la transition de l'école secondaire vers les études postsecondaires. » Le rapport suggère aux deux organisations d'augmenter le nombre de cours crédités offerts aux élèves du secondaire.

On peut aussi lire que l'Université de Saint-Boniface et la DSFM devraient explorer comment elles peuvent répondre aux besoins des étudiants francophones qui envisagent des carrières dans les métiers. « Le partenariat actuel entre le Manitoba Institute of Trades and Technology (MITT) et la DSFM n'est pas soutenable ou viable », affirme les auteurs du rapport.

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