Retour

Un urgentologue s’oppose à l’ouverture prolongée des bars à Toronto

Alors que Toronto jongle avec l'idée de permettre aux bars de rester ouverts plus tard, un médecin de l'Hôpital St. Michael's tire la sonnette d'alarme.

Le Dr Joel Ray présentera un rapport vendredi à la réunion du comité du développement économique de la Ville.

Selon l’urgentologue, les jeunes clients risquent d’être plus violents à la sortie des bars, augmentant le nombre de blessures, après avoir eu plus de temps pour boire.

Le Dr Ray raconte qu’il y a eu une « hausse substantielle » du nombre de blessures après que les bars ont obtenu le droit d’ouvrir jusqu’à 2 h du matin, plutôt que 1 h, en Ontario en 1996. En plus des batailles avec les poings, un couteau ou une bouteille cassée, il y a le risque de blessures liées aux chutes, notamment, indique-t-il.

L’urgentologue cite une étude norvégienne selon laquelle le nombre de cas de voies de fait augmente de 16 % pour chaque heure supplémentaire d’ouverture des bars.

Stimulus économique?

Pourtant, au Québec, les bars sont ouverts jusqu’à 3 h.

Spencer Sutherland, qui est propriétaire d’une discothèque à Toronto et qui siège au comité consultatif de la Ville sur l’industrie de la musique, pense que la prolongation des heures d’ouverture pourrait entraîner des milliards de dollars en retombées annuelles, si l’on se fie à l’exemple d’autres villes.

Il ajoute que la violence pourrait être réduite si l’on étale ainsi l’heure à laquelle les clients quittent les bars.

« Il y a une grande augmentation de la violence après la dernière tournée, dit-il. Le problème est-il donc de continuer à servir de l’alcool ou d’arrêter soudainement de le faire? »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine