« Stephen Harper a finalement admis quelque chose que les familles du Canada savent depuis des mois : son plan économique ne fonctionne pas, et pour cette raison, le Canada est dans une autre récession », a soutenu vendredi matin le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, devant une centaine de partisans, à Toronto.

Au cours du débat des chefs, jeudi, le premier ministre sortant a affirmé qu'il « ne nie pas » que le Canada est à la veille d'être officiellement en récession [du fait que l'économie du pays est en baisse depuis cinq mois]. Il a toutefois ajouté que la décroissance est presque entièrement attribuable au secteur énergétique, et que la croissance est solide dans les autres secteurs.

M. Mulcair soutient que le gouvernement Harper a « le pire bilan de création d'emplois depuis la Deuxième Guerre mondiale » et « le pire bilan de croissance économique depuis la Grande Dépression [des années 1930] ».

Le chef néo-démocrate a de nouveau affirmé que le Canada compte 200 000 sans-emploi de plus qu'avant la dernière récession, en 2008, que le pays a perdu 400 000 emplois bien payés dans le secteur manufacturier, que les salaires des familles sont en train de stagner et que la dette des ménages « est en train de monter d'une manière fulgurante ».

Pour relancer l'économie et « créer des bons emplois pour les Canadiens », le NPD promet des allégements fiscaux pour les petites et moyennes entreprises, puisque ce sont elles qui créent 80 % des nouveaux emplois, a affirmé M. Mulcair.

« On veut investir dans les infrastructures et devenir un champion pour les bons emplois manufacturiers et le secteur de l'innovation », a-t-il ajouté.

En établissant un salaire minimum de 15 $ l'heure pour les employés fédéraux, M. Mulcair soutient que son plan permettra à 100 000 travailleurs d'augmenter leurs revenus.

« Seul le NPD a l'expérience requise pour battre et remplacer Stephen Harper et réparer les dommages qu'il a causés », a soutenu une fois de plus M. Mulcair.

Créer les emplois du projet Keystone XL au Canada plutôt qu'aux États-Unis

Interrogé sur sa position sur les projets de pipeline, M. Mulcair est revenu en point de presse sur l'importance de mettre en place un « système complet et crédible » pour évaluer les projets, pour ensuite décider de leur réalisation ou non. « Mais avec Stephen Harper, on ne peut même pas arriver à cette première étape », a affirmé M. Mulcair.

Ce principe s'applique au projet d'Énergie Est, qui vise à transporter plus de 1 million de barils de pétrole brut de l'Ouest canadien jusqu'à des raffineries et des terminaux au Québec et au Nouveau-Brunswick. M. Mulcair affirme qu'il est favorable à son étude si un système d'évaluation complet est mis en place.

Dans le cas du projet Keystone XL, qui relierait les gisements de sable bitumineux de l'Alberta aux raffineries du sud-est des États-Unis, le chef néo-démocrate soutient que si ce pipeline créait 40 000 emplois comme l'a affirmé le gouvernement conservateur, mieux vaut créer ces emplois au Canada plutôt que d'envoyer nos ressources naturelles brutes au sud de la frontière.

Pour le projet de Northern Gateway, qui prévoit la construction d'un oléoduc de l'Alberta jusqu'au port de Kitimat, en Colombie-Britannique, M. Mulcair affirme qu'il suffit de visiter le canal Douglas pour réaliser que « c'est de la folie de penser amener des pétroliers dans ces eaux étroites ».

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