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Une circonscription où le français doit être un facteur déterminant le 7 juin

Les partis politiques ontariens se disputent le vote francophone dans la circonscription d'Orléans, qui inclut une partie de la ville d'Ottawa, en prévision du scrutin du 7 juin.

Un texte de Gilles Taillon

Orléans est l'une des seules circonscriptions de la région d'Ottawa (avec Ottawa-Vanier) où le poids démographique des francophones est suffisamment élevé pour influencer le déroulement de l'élection.

Le français est la langue maternelle de 30,4 % de la population et le bilinguisme des candidats est essentiel aux yeux de bien des francophones.

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Les libéraux :

La candidate libérale Marie-France Lalonde tente de se faire réélire dans Orléans, un château fort du Parti depuis 2003.

Elle mise sur son bilan et l'avancement du projet de Carrefour Santé d'Orléans.

Madame Lalonde se félicite aussi du soutien accordé aux organismes francophones, dont le MIFO qui a reçu récemment une subvention de 4,2 millions de dollars pour moderniser et agrandir ses installations.

Les conservateurs :

Le Parti progressiste-conservateur lui oppose un nouveau candidat, Cameron Montgomery, un psychopédagogue diplômé de l'Université Laval.

Lors d'un débat des candidats lundi soir, M. Cameron s'est défini comme un ami de la francophonie, un défenseur de la langue française conscient de sa fragilité.

Le NPD :

Le Nouveau Parti démocratique est représenté par une candidate unilingue anglaise. Barbara Zarboni souligne, toutefois, l'engagement du NPD envers la francophonie ontarienne.

Le NPD réviserait notamment la loi sur les services en français, adoptée il y a 30 ans.

En 2014, Marie-France Lalonde avait défait le candidat conservateur Andrew Lister avec 11 386 voix de majorité.

La dernière victoire conservatrice dans la circonscription d'Orléans remonte à 1999.

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