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Une députée manitobaine demande de la formation en violence conjugale pour les juges de paix

La néo-démocrate manitobaine, Nahanni Fontaine, veut obliger les nouveaux juges de paix de la province à suivre une formation sur la question de la violence conjugale avant d'être autorisés à entendre des demandes d'ordonnance de protection. Elle dit que des commentaires dangereux et choquants qui dépeignent les femmes comme étant la cause et non les victimes de violence conjugale continuent d'être émis par des juges de paix.

Le cas rapporté par CBC d'un juge ayant refusé une telle ordonnance à une femme même si son ex-conjoint la menaçait et avait accès à des armes est à l'origine de sa demande. Dans ce cas, le juge de paix a noté que la femme avait pris des mesures pour se protéger et l'a encouragée à continuer ce qu'elle faisait tout en précisant que ces ordonnances n'avaient pas pour but de rendre une situation moins difficile.

La porte-parole de l'opposition en matière de justice a déposé en octobre un projet de loi qui prévoit une formation obligatoire pour les juges de paix. Celui-ci devrait faire l'objet d'un vote d’ici vendredi. Elle estime que ceux qui se prononcent sur les ordonnances de protection doivent mieux connaître la Loi sur la violence familiale et le harcèlement criminel.

Nahanni Fontaine estime qu'il est possible d'en faire plus pour les victimes d'agression sexuelle. Selon elle, son projet de loi a comme objectif de « donner au système de justice les outils nécessaires afin d'appliquer la loi de façon intègre et équitable. »

Une formation qui existe déjà

En réponse aux questions de la députée néo-démocrate, la ministre de la Justice Heather Stefanson a indiqué que les juges de paix suivent régulièrement des formations sur la violence sexuelle et conjugale, mais que cela est géré par le juge en chef de la province. « Nous respectons l'indépendance du judiciaire », a-t-elle dit.

La ministre de la Justice a refusé de donner une entrevue à propos du cas dénoncé par la députée Nahanni Fontaine. Un porte-parole du ministère de la Justice a indiqué que la ministre ne pouvait intervenir dans une décision judiciaire en particulier.

Il a précisé qu'une personne qui voit sa demande d'ordonnance de protection refusée peut présenter une nouvelle demande. Elle peut aussi présenter une demande pour une ordonnance d'interdiction de communiquer ou pour un engagement à ne pas troubler l'ordre public.

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