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Une fin de session parlementaire marquée par les attaques partisanes

Les députés de la l'Assemblée nationale s'affairent à adopter les derniers projets de loi avant la fin des travaux parlementaires vendredi et le scrutin prévu en octobre.

Mais dans un contexte d'élections à date fixe, ce ne sont pas les projets de loi ou les décisions gouvernementales qui ont retenu l'attention ces derniers mois autant que les attaques auxquelles se sont livrés les partis.

Depuis le début de l'année, l’échéance électorale semble occuper l’essentiel de l’intérêt des formations politiques. Les chefs cherchent à se définir et, surtout, à définir leurs adversaires en vue de la campagne électorale.

Le premier ministre, Philippe Couillard, a décoché des flèches en direction de la Coalition avenir Québec, en montée dans les sondages. Il lui reproche des revirements sur nombre de sujets comme l'immigration et les finances publiques. Il l’accuse même de n’avoir « aucun principe ».

Ce à quoi le chef de la CAQ répond : « le premier ministre n'a pas de leçons à donner. »

La formation de François Legault est également ciblée par le Parti québécois, qui pense qu’elle sera pire que les libéraux au pouvoir.

La CAQ cherche à incarner le changement et critique durement le bilan des libéraux en rappelant continuellement qu’ils sont au pouvoir depuis 15 ans.

Les troupes de Philippe Couillard jouent la carte du développement économique et parlent de transformation du Québec. Mais ils veulent surtout semer le doute sur la capacité de la CAQ à gouverner dans un contexte d'incertitude.

Le Parti québécois, de son côté, se présente comme défenseur des services publics et tente à discréditer les propositions de la CAQ.

Enfin, Québec solidaire a tenté d'attirer l'attention sur des enjeux comme la réforme des normes du travail, mais l'absence de Manon Massé en convalescence après une chute en ski alpin a handicapé la formation politique.

D'après le compte rendu de Hugo Lavallée

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