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Une motion en français à l'Assemblée législative du Yukon

La députée de Takhini-Kopper King, Kate White, a déposé à l'Assemblée législative du Yukon une motion, en français, pour qu'un siège du conseil d'administration de la Régie des hôpitaux soit réservé aux francophones. Ce type d'interventions n'apparaît toutefois pas toujours dans le recueil des débats parlementaires.

Comme la motion de la néo-démocrate a été soumise par écrit, celle-ci sera ajoutée aux travaux parlementaires. Mais il en va différemment lorsqu'une motion en français n'est déposée qu'oralement : « Ça dit : "En français" ou "Member spoke in French [le membre a parlé en français]". J'ai besoin de soumettre mes propres [transcriptions] », indique Mme White.

Cette situation avait poussé le Franco-Yukonnais André Bourcier, récemment élu président de l'Association franco-yukonnaise, à porter plainte. Le linguiste souligne que la Loi du Yukon sur les langues est très claire.

« Les députés à l'Assemblée législative du Yukon peuvent utiliser l'une ou l'autre langue, dépendamment du sujet dont il est question, et de la même façon, les langues autochtones aussi sont couvertes par cette disposition-là dans la Loi sur les langues. »

Le greffier de l'Assemblée législative, Floyd McCormick, qui parle également français, assure que des règles existent quant au traitement de la langue de Molière : « Notre processus est que, si un député parle en français, on veut que leurs mots soient rendus dans le Hansard en français. »

Il dit cependant ne pas disposer des ressources nécessaires pour transcrire d'autres langues que l'anglais. « On veut que les députés nous fournissent une transcription qu'on peut mettre dans le Hansard. »

À l'occasion, toutefois, un employé de la Direction des services en français assure la transcription, comme cela a été le cas au printemps, lors du débat sur le budget territorial.

Quant à la motion soumise en français lundi, il s'agit d'une requête de longue date de l'Association franco-yukonnaise. Cette question du siège pour les francophones n'est d'ailleurs toujours pas évoquée dans le projet de loi modifiant la Loi sur les hôpitaux.

« Ça fait longtemps qu'on en parle, le gouvernement a toujours semblé montrer une certaine ouverture. Donc, on ne sait pas s'il s'agit d'une omission. On a bon espoir que le gouvernement comprendra que de nous faire participer à la gouvernance est beaucoup plus efficace », affirme André Bourcier.

La députée Kate White espère obtenir une réponse du gouvernement avant la fin des travaux, le 27 novembre.

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