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Une nouvelle pétition pour un meilleur accès à la téléphonie cellulaire en zone rurale

Le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, déposera à l'Assemblée nationale une pétition demandant à Québec et à Ottawa de financer le déploiement de la téléphonie cellulaire dans les zones rurales et sur les voies d'accès que sont les routes 132 et 195.

Un texte de Joane Bérubé

La pétition, qui recueille jusqu’à présent 480 signatures, est soutenue par une coalition de maires de la Matapédia née en août dernier pour réclamer la réfection de la route 195.

Le maire de Saint-Vianney, Georges Guénard, qui fait partie de cette coalition, estime qu’en 2018, le branchement au réseau cellulaire est une question d'occupation du territoire et un enjeu de sécurité au même titre qu'une route.

Le maire rappelle qu’un comité a déposé en 2016 une pétition de plus 4000 noms à la Chambre des Communes pour demander l’intervention d’Ottawa.

S'inspirer du cas de la route 155

Cette fois-ci, souligne M. Guérard, les maires de la Matapédia peuvent compter sur l’exemple de la route 155.

En effet, en août dernier, Québec et Ottawa ont annoncé un investissement de 26 millions pour brancher à Internet des résidents de la Haute-Mauricie et du Lac-Saint-Jean.

L’annonce comprenait aussi la construction d’infrastructures pour une partie du réseau de téléphonie mobile le long de la route 155. Il ne restera plus qu’un tronçon d’une trentaine de kilomètres le long de cette route non desservie par le réseau cellulaire.

Ce dernier souligne que l’accès à la téléphonie cellulaire dans sa circonscription est un des « dossiers les plus frustrants auquel [il a] été confronté depuis [qu'il est] député ».

M. Bérubé explique que le branchement au réseau cellulaire relève d’abord de grandes entreprises comme Telus, Bell, Vidéotron ou Rogers. « Et elles disent toutes la même chose : si elles ne sont pas financées par l’État, elles n’y vont pas », poursuit-il

Lors de la dernière réunion du conseil des maires de la Matapédia, les maires ont convenu de faire la promotion de cette pétition. Les signatures seront récoltées jusqu’à la fin mai.

Lors d’un dépôt officiel d’une pétition à l’Assemblée nationale, comme ce sera le cas ici, le ministère concerné devra répondre par écrit sur les suites qu’il entend donner à la demande.

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