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Une politique de communication qui indispose certains élus de la Ville de Moncton

Le conseil municipal de Moncton se penche sur une nouvelle politique des communications qui indispose certains conseillers.

Une ébauche de la politique a été présentée au conseil réuni en comité plénier lundi.

Elle contient des lignes directrices pour les élus et pour les employés. Ces lignes directrices précisent comment ils doivent traiter de diverses questions, comme des plaintes du public, par exemple, ou des demandes d’information.

Un conseiller ne veut pas être « bâillonné »

Le conseiller Paul Pellerin est critique d’un aspect de la stratégie en particulier, celui qui précise que les demandes d’entrevue provenant de journalistes doivent être dirigées vers la direction des communications.

« Je peux vous assurer que je ne vais pas suivre [cette directive] que le conseil l’approuve ou non. Je ne serai pas bâillonné », a-t-il déclaré.

Il a précisé qu’il était conseillé avant même que le directeur général actuel de la Ville de Moncton et sa directrice des communications soient embauchés et qu’il peut très bien se débrouiller seul face à des journalistes.

La conseillère Paulette Thériault a aussi des réserves. « Je travaille pour [les citoyens] et je ne permettrai pas qu’on m’empêche de communiquer quoi que ce soit qui concerne les citoyens de notre ville. »

Le conseiller Charles Léger, pour sa part, ne voit pas la politique comme une tentative de bâillonnement. Les élus auront quand même le droit de s’adresser à quiconque, dit-il.

« Ça ne change rien »

Selon la directrice des communications de la Ville de Moncton, Isabelle LeBlanc, la nouvelle politique ne change pas fondamentalement la situation qui prévaut à l'heure actuelle. « Nous on parle à certains conseillers plus qu’à d’autres… Certains vont appeler pour des conseils, d’autres vont faire leur chemin sans nous consulter et c’est tout à fait correct. Ils ont chacun leurs méthodes », explique-t-elle.

La nouvelle politique vise surtout à s'assurer, dit-elle, que les conseillers ont les bonnes données en main lorsqu'ils communiquent avec des citoyens ou avec des journalistes. « Parce qu’évidemment, s’il y a des erreurs dans ce qu’ils vont donner comme information, nous ça nous donne un peu de fil à retordre parce qu’il faut aller corriger. »

Il faut donc voir la nouvelle politique comme un guide de communication plutôt qu'un instrument contraignant, selon elle.

La discussion en conseil a été ajournée jusqu’à ce que plus d’information sur la nouvelle politique soit disponible.

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