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Une première rencontre entre ministres, patrons et syndicats à Québec

Syndicats, associations patronales et ministres ont abordé mercredi à Québec les questions du commerce avec les États-Unis, de la pénurie de main-d'oeuvre et du virage numérique qui affecte l'avenir de milliers de travailleurs à l'occasion d'une toute première réunion de travail en son genre.

« Dans une période comme celle que l’on traverse, une période chargée d’incertitude – on le voit avec nos voisins du Sud –, il est particulièrement important de miser sur un grand atout du Québec et de parler à nos travailleurs, à nos entrepreneurs québécois du fait que nous sommes, les Québécois, une société qui a l’habitude de la concertation et de se serrer les coudes », a dit le premier ministre après la rencontre.

Il s’est défendu d’avoir voulu faire de cette réunion une opération préélectorale, ce avec quoi patrons et syndicats étaient d'accord, nommément le PDG du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, et le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau.

Tant le Conseil du patronat que la CSN ont souligné qu'ils rencontrent tous les partis politiques en vue des élections du 1er octobre.

« Il faut reconnaître que les discussions dépassaient bien l’agenda électoral et dans ce sens, on a été capables d’aborder de grands enjeux comme le commerce international et la formation de la main-d’œuvre », a déclaré ce dernier en entrevue à l’émission 24/60.

Et, de renchérir Yves-Thomas Dorval, « ça a été une discussion fort intéressante. Le conseil des ministres et le premier ministre ont fait preuve d’une écoute très intéressante de toutes les parties présentes. Une rencontre constructive », a-t-il relevé.

Le PDG du Conseil du patronat a aussi défendu la politique d’austérité qu'a eue le gouvernement, affirmant qu'elle a créé une marge de manœuvre qui aidera à faire face aux sautes d’humeur tarifaires du gouvernement américain.

« Le Québec est dans une situation privilégiée devant la menace américaine. S’il y a un problème de guerre commerciale, s’il y avait une récession, un choc financier, le Québec a réussi à se donner une marge de manœuvre, ce que l’Ontario n’a pas réussi à faire, même le Canada », souligne-t-il.

Satisfait de cette première, Philippe Couillard dit vouloir renouveler l'exercice sur une base annuelle.

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