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UNESCO : pas question pour Pétrolia de partir d’Anticosti

La compagnie Pétrolia n'a pas l'intention de cesser ses activités sur l'île d'Anticosti, même si le gouvernement du Québec a proposé ce site pour qu'il figure à la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Dans un courriel, Pétrolia convient que si l'île est bel et bien désignée comme élément du Patrimoine mondial de l'UNESCO, cette désignation serait « incompatible avec l'exploitation d'hydrocarbures ».

La compagnie rappelle que c'est Ottawa qui propose à l'UNESCO les sites de valeur patrimoniale et que ces démarches peuvent être longues.

Entre-temps, ajoute l'entreprise, « rien n'empêche la poursuite des activités de la compagnie sur l'île ». Un porte-parole indiquait que Pétrolia a tous les permis nécessaires pour procéder et que les travaux d'exploration par fracturation doivent reprendre au printemps.

Dans son courriel, Pétrolia rappelle aussi que si jamais les activités pétrolières sont un jour restreintes, le gouvernement aurait certaines obligations envers les détenteurs de permis sur l'île et les partenaires dans l'exploration.

Il faudra au moins deux ans à Ottawa pour étudier la demande de classification. Une fois la demande présentée, l'UNESCO l'analysera sur une période d'un an et demi.

Dans un scénario optimiste, une telle désignation ne pourrait donc se concrétiser avant 2021.

D’après les renseignements de Denis Leduc

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