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Vague migratoire : Québec veut qu'Ottawa paie la note

La grande vague de demandeurs d'asile arrivés l'an dernier au Québec pousse le gouvernement de Philippe Couillard à réclamer qu'Ottawa paie l'ensemble des frais liés à ce que l'on présente comme étant un domaine de compétence fédérale.

La lettre, adressée au ministre fédéral de l'Immigration, Ahmed Hussen, et signée par les ministres québécois de l'Immigration et des Relations canadiennes, David Heurtel et Jean-Marc Fournier, stipule ainsi que la gestion des demandeurs d'asile et de la frontière canadienne relève d'Ottawa.

Cependant, est-il écrit dans la missive, puisqu'un accord existant sur les questions de l'immigration et de l'admission temporaire des nouveaux arrivants ne concerne que les services offerts aux résidents permanents, Québec se retrouve obligé de défrayer les coûts des services offerts aux demandeurs d'asile, le temps que le gouvernement fédéral traite la multitude de dossiers en attente.

Les deux ministres rappellent ainsi que l'an dernier, le nombre de ces demandeurs d'asile est passé de 3500, en moyenne, à près de 25 000, « une augmentation de 700 % ».

De ce nombre, 50,2 % des demandes ont été présentées au Québec.

« Cette hausse draconienne du nombre de demandeurs d'asile à laquelle nous sommes confrontés a occasionné une forte augmentation des délais de traitement des dossiers par le gouvernement fédéral », écrivent MM. Heurtel et Fournier, en indiquant ensuite que le gouvernement a mené, à l'automne, « un exercice consistant à déterminer les sommes dépensées pour l'ensemble des services offerts aux demandeurs d'asile ».

Ce montant total est actuellement revu pour tenir compte du « nombre d'arrivées réelles et non plus estimées », précise la lettre.

En conclusion, les deux ministres proposent que Québec et Ottawa parviennent à un accord pour prévoir les remboursements liés aux arrivées des années à venir, puisque, selon eux, « la situation observée durant l'année qui vient de se terminer risque, comme nous l'avons relevé, de perdurer et [...] les impacts financiers continueront ».

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