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Valérie Plante mise sur l'Office de consultation publique de Montréal

L'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) prévoit jouer un rôle encore plus important avec l'arrivée d'une nouvelle administration à l'hôtel de ville et l'abolition des référendums locaux, prévue dans la loi sur l'autonomie municipale adoptée en juin dernier.

Un texte de Benoît Chapdelaine

« Pour moi, l'OCPM est une organisation d'une grande rigueur, qui nous permet d'aller plus loin, qui est un rempart pour la démocratie, pour nous permettre d'assurer que tous et toutes seront entendus », disait Valérie Plante lors d'un discours pour les 15 ans de l'OCPM, à peine une semaine après avoir été élue le mois dernier.

Elle annonçait alors qu'elle entendait, au cours des quatre prochaines années, « miser beaucoup plus sur la consultation et la participation publiques, mais surtout sur les opérations de participation et de consultation publiques menées par l'OCPM. Il ne sera plus question d'ignorer systématiquement les avis qui contredisent nos idées de départ. »

La présidente de l'OCPM, Dominique Olivier, se réjouit des intentions de la nouvelle administration. Elle constate une augmentation importante de la participation aux consultations publiques depuis quelques années.

« Un dossier très controversé comme celui de Pierrefonds-Ouest va être allé chercher 230 mémoires. C'est vraiment intéressant. Si on parle en termes de participation, la stratégie centre-ville et les énergies fossiles sont allées chercher de 3000 à 5000 personnes qui ont participé à une phase ou une autre de la consultation. Ça n'a rien à voir avec les chiffres qu'on atteignait autrefois », explique la présidente.

Dominique Olivier précise qu'il est de plus en plus facile pour les citoyens d'exprimer leur opinion sans se présenter aux séances de l'OCPM.

« Déjà, au point de départ, la séance d'information est webdiffusée. Et à partir de là, en allant sur le site de la consultation, si la possibilité existe de faire des minimémoires en ligne, elle apparaît. Les questions sont posées clairement, le formulaire est très intuitif, c'est facile de fonctionner à travers cela. Donc de plus en plus, les gens peuvent avoir envie de participer », précise-t-elle.

« De plus en plus, on travaille nos méthodes d'engagement en ligne pour qu'on puisse reproduire cette même méthode et cette même rigueur, poursuit-elle. Donc, les gens doivent se créer des profils, on sait à qui on parle, on sait combien de fois ils viennent et ainsi de suite, et les commissaires ont la possibilité de réagir et de leur demander de préciser leur pensée. »

L'Office prépare pour le printemps prochain une consultation publique sur l'avenir du parc Jean-Drapeau. Il a reçu ce mandat de l'administration Coderre en août dernier.

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