Cinq élections partielles auront lieu lundi prochain au pays, dont deux à Calgary. L'une d'elles servira notamment à remplacer Stephen Harper, qui a quitté son poste de député en août dernier.

Le siège de l'ex-ministre fédéral Jason Kenney, qui s'est lancé sur la scène politique provinciale albertaine, est aussi vacant.

Au sein de l’ancienne circonscription de Stephen Harper, Calgary-Heritage, les électeurs conservateurs sont toujours bien présents.

Dans le musée Gasoline Alley, situé en plein coeur de la circonscription, des passants disent « s’ennuyer des années Harper ». Pour Neil Dibble, visiteur du musée dédié au pétrole, il faut « parfois se tourner vers le passé pour bien s’enraciner ».

L’homme dit aimer les traditions et les choses qui ne changent pas trop vite. C'est la raison pour laquelle il votera pour le candidat conservateur lundi prochain.

Neil Dibble estime aussi que les libéraux agissent de manière irresponsable en dépensant beaucoup trop d’argent.

Des électeurs « s'ennuient » des années Harper

Au restaurant du musée, un autre électeur conservateur dit s'ennuyer, lui aussi, des années Harper.

« J'aimerais qu'on ait davantage de gens à Ottawa qui représentent les valeurs de l'Ouest », dit Don Ayling, comme la rigueur budgétaire par exemple.

Toutefois, les dépenses pour aider les familles plaisent à certaines électeurs de Calgary-Heritage, comme Krista Cotter, mère de famille, aussi de passage au musée.

« Je vais voter libéral, car on dirait qu’ils comprennent ce dont les jeunes familles ont besoin », dit la femme qui votera libéral même si elle est issue d'une famille conservatrice.

Selon elle, le visage de Calgary est beaucoup plus complexe et diversifié qu'autrefois, et de nombreux électeurs veulent rompre avec le passé.

Difficile de déloger les conservateurs

Or, ceux qui souhaitent battre les conservateurs le 3 avril ont tout un défi devant eux. Lors du dernier scrutin, Stephen Harper et Jason Kenney l'avaient emporté avec plus de 60 % des voix.

L’ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Ian Brodie, maintenant professeur à l'Université de Calgary,ne s'attend pas à une surprise lundi prochain.

Même si les candidats conservateurs ne sont pas des figures très connues , dit-il, ils devraient être élus parce que le parti est bien ancré dans la région.

Le politologue sent toutefois une volonté de changement au sein même du Parti conservateur.

En ce moment, explique-t-il, le parti est plongé dans une course à la direction. On voit « toutes sortes de styles qui s'affrontent ».

Ian Brodie se demande même si l'approche plus consensuelle et posée de Stephen Harper n'a pas fait son temps.

Selon lui, l’appétit pour un leader agressif et plus polémiste comme Kevin O’Leary dans le bastion de son ancien patron est palpable.

Calgary ne créera donc peut-être pas la surprise le 3 avril, mais les conservateurs veulent du changement rappellent le politologue.

D’après un reportage de Laurence Martin

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