Retour

Vers un futur marché du carbone conjoint entre l'Amérique du Nord et l'Europe?

La France et le Québec pourraient un jour être partenaires dans un éventuel marché du carbone conjoint entre l'Amérique du Nord et l'Europe. C'est du moins ce à quoi travaille le président Emmanuel Macron, a déclaré le dirigeant français jeudi après-midi à Montréal lors d'un point de presse donné en compagnie du premier ministre Philippe Couillard.

Ce point de presse a suivi une rencontre entre Philippe Couillard et M. Macron, qui est de passage au Québec dans le cadre du Sommet du G7, qui se tient à La Malbaie, au cours de laquelle ils ont « abordé des sujets d’intérêt commun ».

Soulignant le fait que le Québec est un pionnier en ce qui a trait à la lutte aux changements climatiques, le président français a indiqué qu’il travaillait à mettre en place en Europe des mécanismes qui pourraient permettre de réaliser une interconnexion entre le marché du carbone auquel participent le Québec, l'Ontario, la Californie et le marché européen.

« Des mécanismes qui convergent » doivent être mis en place, a affirmé M. Macron. Le marché européen, qui n’a jamais imposé de prix plancher contrairement au marché nord-américain, « a sous valorisé les quotas pendant plusieurs années », a indiqué le président.

Ordre du jour chargé

Par ailleurs, la jeunesse, l’intelligence artificielle, l’économie et la francophonie ont aussi été à l’ordre du jour de la rencontre.

La France dit vouloir accueillir un plus grand nombre d’étudiants québécois, alors que plus de 10 000 étudiants français fréquentent des universités québécoises.

Les deux pays ont aussi le désir d’approfondir leur relation en matière d’intelligence artificielle, « autant pour ce qui est de la technique, que de l’éthique », a dit Philippe Couillard.

Selon Emmanuel Macron, la rencontre avec le premier ministre québécois avait finalement pour but de souligner « l’excellence de la relation et son potentiel ».

Plus d'articles

Vidéo du jour


9 choses à savoir sur Meghan Markle