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Vers un système indépendant pour la dénonciation des agressions?

Le gouvernement du Manitoba pourrait créer un système de dénonciation des agressions sexuelles par l'entremise de tierces parties. Dans un tel système, une victime d'agression sexuelle ou de viol peut se confier à une tierce partie indépendante plutôt que de devoir dénoncer la situation à la police.

Selon la ministre responsable du Statut de la Femme, Rochelle Squires, cela permet à une femme qui n'est pas à l'aise avec la procédure policière de trouver un organisme ou un groupe qui offre un environnement plus amical. Les informations recueillies à ce moment peuvent être partagées par la suite avec la police, ou ne pas être dévoilées, selon les désirs de la victime. Les données sont toutefois utilisées par la police qui a ainsi une meilleure perspective sur la violence sexuelle dans la province.

Rochelle Squires dit travailler avec les forces policières de la province sur ce projet, mais indique qu'il n'y a pas de fonds alloués à ce projet pour l'instant.

Sombre portrait du statut de la femme au Manitoba

La ministre a fait cette déclaration jeudi, en rendant public un rapport sur le statut de la femme au Manitoba.

Les Manitobaines ont moins de chance d'avoir un emploi à temps plein, gagnent moins que leurs collègues masculins et sont sous-représentées dans les métiers et les postes de direction, souligne ce rapport.

À ces tristes constats s'ajoutent des chiffres indiquant que le Manitoba est la province avec le plus haut taux d'agressions sexuelles signalées à la police dans tout le Canada. En 2016, 109 personnes par 100 000 habitants ont rapporté être victimes d'une agression à la police tandis que la moyenne nationale est de 58 par 100 000 habitants.

Le rapport ne précise pas si les femmes autochtones sont plus ou moins représentées dans les données sur les agressions sexuelles.

Le rapport produit par le Conseil consultatif des femmes du Manitoba contient peu d'informations réjouissantes, mis à part le taux d'obtention de diplômes d'études secondaires qui est de 88 % chez les femmes alors qu'il est de 83,1 % chez les hommes. C'est aussi le cas des femmes autochtones même si elles ont un taux de diplômation plus faible que dans la population générale, soit 72 % (63 % chez les hommes).

Les femmes immigrantes remportent la palme. 96 % d'entre elles obtiennent leur diplôme. Elles sont aussi plus nombreuses à obtenir des diplômes d'études postsecondaires : 84 %, comparativement à 61 % de toutes les Manitobaines et 45 % des femmes autochtones.

Le rapport souligne l'écart salarial qui persiste entre les deux sexes, et ce même quand les femmes occupent un emploi à temps plein. En 2016, le revenu médian était de 44 818 $ pour les femmes travaillant à temps plein et de 54 580 $ pour les hommes dans la même situation.

Les hommes ont généralement de meilleurs salaires dans tous les secteurs d'activité, mais l'écart est plus prononcé dans les métiers, l'agriculture, la vente, l'éducation, le droit et les services gouvernementaux.

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