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Visage caché en public : les propos de Labeaume jugés « inopportuns »

Le gouvernement Couillard juge « inopportun » l'amalgame fait par Régis Labeaume entre les manifestants cagoulés et les femmes musulmanes qui portent le niqab ou la burqa.

Un texte de Louis Gagné

« Il y a une distance quand même entre les deux sujets, et je pense que cette distance-là a été franchie, probablement de façon inopportune », a déclaré mardi le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

« Ce qui s’est passé à Québec n’a rien à voir avec [le port de la burqa ou du niqab]. On parle ici […] de gens qui ont choisi de se masquer pour perturber la paix publique. On n’est pas du tout dans le même domaine », a-t-il ajouté.

Gaétan Barrette réagissait au nom de son gouvernement aux propos que le maire de Québec a tenus, lundi, au lendemain des violences survenues en marge de manifestations pro et anti-immigration dans les rues de la capitale.

Interdire la dissimulation du visage en public

Régis Labeaume s’est prononcé en faveur d’une interdiction de revêtir en public toute tenue dissimulant le visage, qu’il s’agisse d’une cagoule, d’un masque ou encore d’un vêtement religieux.

« Non seulement on ne devrait pas donner et recevoir des services publics avec le visage voilé, je pense qu'on ne devrait pas avoir le visage voilé dans l'espace public en général », a plaidé le maire.

Débat sur les services

Gaétan Barrette a réitéré que son gouvernement n’avait pas l’intention d’interdire le port de vêtements religieux couvrant le visage. Il a rappelé que le débat portait uniquement « sur la livraison et la réception de services publics à visage découvert ».

« Ce n’est pas un débat vestimentaire sur la place publique. Nous, nous avons choisi de ne pas être là. C’est notre choix. Si d’autres partis politiques veulent aller dans d’autres directions, la réponse est simple, ça s’appelle une élection », a soutenu le ministre de la Santé.

M. Barrette n’a pas voulu se prononcer sur l’idée d’interdire le port du masque ou de la cagoule lors de manifestations, précisant qu’il s’agit d’un dossier relevant du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

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