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Visite de Justin Trudeau à Pikangikum : de l'écoute mais pas de promesses

Le premier ministre Justin Trudeau a visité vendredi une communauté autochtone éloignée du nord-ouest de l'Ontario, où le manque de logements et d'infrastructures demeure un grand problème, selon le chef Dean Owen.

M. Owen estime qu'il manque près de 300 résidences à Pikangikum, un village qui est situé à 500 kilomètres au nord-ouest de Thunder Bay. Selon lui, neuf ou dix personnes partagent les maisons et doivent dormir en alternance.

Le chef explique que les capacités électriques limitées de la réserve ralentissent la construction. Les deux génératrices qui produisent l'électricité ont atteint leurs limites il y a deux ans. Ottawa a annoncé cet été un financement de 60 millions de dollars pour relier Pikangikum au réseau électrique.

Beaucoup de maisons n'ont pas l'eau courante.

Justin Trudeau a commencé sa visite de Pikangikum par une rencontre avec les membres du conseil de bande et le grand chef de la Nation Nishnawbe Aski, Alvin Fiddler.

Il a expliqué qu'il était dans la communauté d'abord pour entendre leurs préoccupations et déterminer comment le gouvernement peut leur venir en aide.

« Nous voyons beaucoup de choses difficiles dans les nouvelles [...] au sujet de ce que vivent les gens de la communauté », a déclaré le premier ministre, ajoutant que beaucoup de travail est fait pour améliorer les choses, ce qui le motive.

Le premier ministre a participé à une séance de questions-réponses avec les élèves du secondaire.

Une adolescente lui a demandé ce qu'il allait faire pour régler la crise du logement dans la réserve. « Nous devons investir et travailler avec la communauté pour que plus de maisons soient bâties », a répondu Justin Trudeau, en précisant qu'il s'agissait d'une priorité et pas seulement à Pikangikum.

Une question portait sur le taux élevé de suicide au sein de la communauté, particulièrement parmi les jeunes. Justin Trudeau a expliqué qu'à court terme, ceux qui vivent une crise doivent recevoir le soutien nécessaire.

À plus long terme, il faut s'assurer, dit-il, que les jeunes ont de l'espoir, des possibilités et l'assurance qu'ils peuvent avoir du succès dans l'avenir.

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