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Voir un médecin le soir ou les fins de semaine sera en principe possible, dit Barrette

Pour le ministre Gaétan Barrette, la situation semble claire : les Groupes de médecine familiale (GMF) qui ont l'obligation d'ouvrir les soirs et les fins de semaine vont le faire parce que les médecins se sont engagés en ce sens.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux a apporté cette garantie, mercredi, après que le Parti québécois et la Coalition avenir Québec eurent laissé planer la veille que ce pourrait ne pas être le cas.

Gaétan Barrette ne dit pas clairement que ces regroupements de médecins de famille seront accessibles à des heures que le ministère lui-même qualifie de « défavorables ». Mais il se fait néanmoins confiant : « Au moment où on se parle, la majorité des GMF sont conformes au cadre de gestion des GMF », dit-il.

Les médecins en GMF sont régis par un cadre de gestion, un contrat ni plus ni moins. Ce cadre de gestion n'est pas inscrit dans la loi parce qu'une telle inscription ne serait pas légale. Les partis d'opposition, affirme M. Barrette, insistent pour avoir quelque chose qui n'est pas légal. « C'est la problématique dont on débat depuis maintenant 28 heures, martèle le ministre de la Santé. Ça devient de l'obstruction, il n'y a pas d'autre mot. La question n'est pas la finalité, on comprend tous qui si c'étaient des salariés, on le ferait. Or, les médecins ne sont pas des salariés. »

En fait, ce que veulent les partis d'opposition, c'est que le gouvernement impose aux médecins un horaire de travail. Ce à quoi le ministre Barrette répond que ce n'est pas possible parce que les médecins ne sont pas des salariés, ce sont des travailleurs autonomes. « Ce que les oppositions veulent, c'est d'imposer mur à mur [un horaire de travail] et je ne peux pas le faire; je n'ai pas le pouvoir de leur imposer ça ».

Un rapport de force menant à un équilibre...

Gaétan Barrette explique que l'important est d'arriver à « un équilibre » avec les médecins. « Comme les juristes à qui j'ai demandé de prendre la parole en commission parlementaire l'ont dit : "la relation qu'on a avec les médecins repose sur une question d'équilibre". Il faut avoir un rapport de force pour arriver à imposer certaines choses. C'est ce que le projet de loi 20 fait ».

Le ministre explique aussi que les supercliniques, pour être accréditées, doivent se conformer aux demandes, comme celles touchant les heures d'ouverture.
Et si les médecins au sein de ces supercliniques ne se conforment pas à ces obligations, ils perdront leur subvention.« Comment puis-je être plus clair? », s'impatiente Gaétan Barrette.

Le ministre assure que d'ici le 31 décembre 2017, cette situation sera complètement tirée au clair puisque les médecins, dit-il « ont signé ça ».

Avec les informations de Sébastien Bovet

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