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Voyage de Trudeau en Inde : le chef conservateur accepte une séance d'information, à une condition

Le chef de l'opposition officielle à Ottawa, Andrew Scheer, a finalement accepté de rencontrer Daniel Jean, conseiller à la sécurité nationale de Justin Trudeau, pour une séance d'information au sujet du voyage du premier ministre en Inde, en autant qu'elle soit ouverte à d'autres personnes.

Depuis le retour au pays du premier ministre Trudeau, le 25 février, M. Scheer se montre intraitable envers les libéraux dans ce dossier, notamment à la période des questions. Le chef du Parti conservateur n’est pas satisfait des explications fournies au sujet de l'invitation de Jaspal Atwal, condamné en 1986 au Canada pour avoir tenté d'assassiner un ministre indien sur l'île de Vancouver, à un événement officiel du Canada à New Delhi.

Ces attaques conservatrices ont fait les manchettes dès le 26 février, ce qui a poussé Daniel Jean à expliquer aux journalistes la nature de l'invitation faite à M. Atwal. M. Jean a alors suggéré que certains éléments du gouvernement indien pourraient être à l'origine de cette invitation, ou du moins être responsables du retrait du nom de M. Atwal d'une liste noire de personnes interdites d'accès en Inde.

Le député libéral de la Colombie-Britannique Randeep Sarai a plus tard reconnu sa responsabilité quant à l’invitation de Jaspal Atwal. Il s'est excusé et a démissionné de la présidence du caucus libéral du Pacifique.

Il y a deux semaines, le gouvernement libéral a offert d'informer Andrew Scheer des circonstances de l'invitation de M. Atwal.

Le chef conservateur a déclaré mardi que l'information fournie par Daniel Jean aux journalistes n'était pas classifiée. Il demande donc que d'autres membres de son caucus ainsi que des journalistes soient présents pour la partie non classifiée de la séance d'information avec le conseiller à la sécurité nationale.

« Justin Trudeau n'a pas été honnête avec les Canadiens au sujet des raisons pour lesquelles un criminel a été invité à ses événements officiels en Inde. Le premier ministre a blâmé des factions au sein même du gouvernement indien pour expliquer la présence de Jaspal Atwal en Inde, mais depuis, le gouvernement indien, Randeep Sarai, Jaspal Atwal et le ministre des Affaires étrangères ont tous réfuté les affirmations de Justin Trudeau », a déclaré Andrew Scheer, mardi.

Jaspal Atwal, en plus de sa condamnation de 1986, a également été accusé d'une attaque contre Ujjal Dosanjh en 1985, sans toutefois en être reconnu coupable. M. Dosanjh est devenu plus tard premier ministre de la Colombie-Britannique et ministre libéral fédéral. M. Atwal a également été reconnu coupable par le passé dans une affaire de fraude automobile.

M. Atwal affirme qu'il a été actif en politique indo-canadienne pendant de nombreuses années, rencontrant des politiciens libéraux, conservateurs et néo-démocrates.

Lors d'une conférence de presse en mars, il a déclaré qu'il s'était entretenu avec le député Sarai avant le voyage en Inde et qu’il lui avait demandé une invitation à la réception officielle du Haut-Commissariat du Canada durant la tournée de Justin Trudeau en Inde.

« Quand ma présence est devenue une nouvelle, j'ai été complètement dévasté », a-t-il déclaré en mars.

L'avocat de M. Atwal, Rishi Gill, a nié que son client puisse avoir été associé à des factions du gouvernement indien, ajoutant que de telles déclarations devraient être faites à visage découvert.

Avec les informations de John Paul Tasker, CBC News

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