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West Kelowna s’oppose à la taxe sur la spéculation

Les conseillers municipaux de West Kelowna, dans l'Okanagan, adoptent une motion dépêchant leur maire à Victoria pour demander à ce que la municipalité soit exclue de la taxe sur la spéculation.

Selon le maire de West Kelowna, Doug Findlater, des propriétaires et des entrepreneurs en construction sont inquiets de l’impact de cette mesuredu budget du gouvernement Horgan, qui touche maintenant leur région et d'autres, et non plus seulement le Grand Vancouver.

Il affirme avoir reçu des dizaines de lettres « poignantes » de gens « dont la vie est touchée » par ce nouvel ajout à leur fardeau fiscal, au point où « ils voient leur retraite partir en fumée », affirme le maire Findlater.

Une région ciblée

L’ennui, c’est que West Kelowna est dûment ciblée par les nouvelles mesures gouvernementales. La région est explicitement nommée dans la politique budgétaire visant à rendre le logement plus abordable.

À la taxe sur la spéculation, qui coûtera aux propriétaires ne payant pas d’impôts en Colombie-Britannique 0,5 % de la valeur de leur propriété en 2018 et 2 % en 2019, s’ajoute la taxe sur la vente aux propriétaires étrangers dans l’Okanagan.

Si l’objectif du gouvernement Horgan est louable, les moyens employés ne sont peut-être pas les meilleurs, indique Julien Picault, professeur d’économie à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) à Kelowna.

Il est « nécessaire » de favoriser une certaine abordabilité du logement « parce qu’il faut que les gens puissent vivre localement », précise M. Picault. « Est-ce que c’est la bonne méthode? Ça, ce n'est pas sûr », ajoute-t-il.

Selon lui, il faut s’attaquer directement à la structure du marché immobilier par la construction et la densification du logement dans l’Okanagan, précisant qu’il s’agit d’une « solution à long terme ».

Craintes des promoteurs et des résidents

La municipalité craint que ces nouvelles politiques fiscales combinées au resserrement des règles hypothécaires par Ottawa fassent fuir ceux qui seraient tentés d’acheter une résidence secondaire, faisant fuir du même coup les promoteurs immobiliers qui ciblent ce marché.

Une peur que confirme Jim Zaffino, fonctionnaire municipal à West Kelowna, qui soutient que le régime fiscal « suppose qu’on est riche en biens immobiliers et en revenus, même si ce n’est pas toujours le cas ».

Une possibilité que le professeur d’économie Julien Picault nuance d’emblée : « C’est techniquement possible », précise-t-il, mais « est-ce que cette taxe peut produire ça? J’en doute fortement. »

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