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Winnipeg doit trouver 7 milliards de dollars pour ses infrastructures d’ici 10 ans

La Ville de Winnipeg vient de publier un rapport détaillé, qui sera présenté au conseil municipal jeudi prochain, sur l'état de toute son infrastructure. Mais entre l'évaluation des coûts de mise aux normes, et l'estimation des financements disponibles sur 10 ans, le compte n'y est pas : il manque 6,9 milliards de dollars.

Un texte de Barbara Gorrand

Des bâtiments municipaux en mauvais état. Des piscines, des arénas, des ponts en fin de vie. C’est un inventaire sans concession que vient de publier la Ville de Winnipeg concernant ses propres infrastructures.

Parcs et espaces ouverts, transports en commun, service d’égout, tout a été passé en revue pour estimer la valeur des biens publics, leur état, et le coût supposé de leur remplacement.

Ce à quoi il faut aussi ajouter le coût des travaux futurs d’expansion, nécessaires pour accompagner l’accroissement de la population de la capitale manitobaine, soit une prévision de 8 200 personnes supplémentaires chaque année sur 25 ans, a rappelé le maire Brian Bowman.

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Il en ressort que la Ville a besoin de 35 milliards de dollars pour la gestion globale des infrastructures à l’horizon 2027. Mais en tenant compte de la vétusté des biens publics d’ici 10 ans, et d’une estimation des budgets de travaux et des financements dont la ville dispose, les auteurs du rapport dépassent à peine les 28 milliards de dollars.

Or, comme le détaille Georges Chartier, directeur de la gestion de l’actif et des projets à la Ville, « le budget annuel de Winnipeg pour les projets capitaux, c’est à raison de 300 millions. Donc le déficit à 6,9 milliards, c’est beaucoup. La Ville toute seule n’est pas capable de remplacer ce qui devrait l’être, c’est pourquoi l’information est remise au public pour aider à avoir des conversations avec les autres niveaux de gouvernement ».

Au premier rang des dépenses : les 7335 kilomètres de routes qui quadrillent la ville. « C’est la principale préoccupation des habitants de Winnipeg, et cela demeure notre priorité », confirme le maire. Et la réfection des ponts, qui représentent à eux seuls pour 16 % du déficit annoncé.

De son côté, Georges Chartier précise : « L’objectif, c’est de présenter au conseil [municipal] de la Ville de Winnipeg toute l’information pour l’aider à prendre des décisions sur l’infrastructure, pour aider la planification des futures décisions ».

Des décisions qui seront forcément « difficiles », annonce déjà Brian Bowman.

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