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10 000 travailleurs en grève en Abitibi-Témiscamingue

Environ 10 000 travailleurs étaient en grève lundi en Abitibi-Témiscamingue. Ils font partie du front commun intersyndical en Abitibi-Témiscamingue. Un peu partout sur le territoire devant les écoles et les hôpitaux on a pu voir les manifestants. Les grèves se poursuivent mardi.

Avec les informations de Vanessa Limage

Lundi midi, environ 1500 personnes se sont rassemblées près du lac Noranda à Rouyn-Noranda. Ils ont ensuite marché jusqu'au bureau du député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Luc Blanchette.

« Il faut que le gouvernement nous entende. Les gens sont dans la rue et ce n'est pas quelques personnes, on n'est pas 50, on est 1500! Monsieur Blanchette, il va falloir qui passe le message à messieurs Coiteux et Couillard pour dire qu'en Abitibi-Témiscamingue, on n'accepte pas ce qu'ils veulent nous proposer présentement. On veut un système d'éducation de qualité au Québec, c'est important pour nous, puis on se bat pour ça! », a déclaré le président du Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue, Luc Gravel.

Réponse de Luc Blanchette

« Les syndiqués ont le droit d'exprimer leur mécontentement, pourvu que cela n'affecte pas la santé et la sécurité des Québécois et que les impacts sur la vie des familles ainsi que sur l'économie soient minimisés. Malgré les grèves, les discussions ne sont pas rompues. L'objectif du gouvernement est d'en arriver à une entente négociée. Les moyens de pression exercés par les syndicats ne changeront pas le cadre financier, nous les invitons d'ailleurs à poursuivre les négociations aux tables », a répondu le député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Luc Blanchette. 

Avec ces grèves tournantes, le front commun continuera de mettre de la pression sur le gouvernement du Québec. Les syndiqués souhaitent parvenir à un règlement négocié avec le gouvernement du Québec, comme l'explique Colin Lefebvre, conseiller au Syndicat canadien de la fonction publique. « Ce n'est pas de faire plier le gouvernement, l'idée c'est d'arriver à une entente négociée. Mais c'est certain que quand on met de la pression et qu'on montre qu'on est déterminés, ça joue sur les tables de négociation », dit-il.

Vendredi les syndicats ont rejeté la dernière offre présentée par le Conseil du Tésor et son président Martin Coiteux. Les leaders syndicaux l'ont même qualifié de « poudre aux yeux ».

Le gouvernement Couillard demande plusieurs concessions du côté des retraites et sur le plan salarial.

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