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1er Salon TDAH : Un nouveau regroupement sur la dysphasie et la dyspraxie verbale voit le jour dans la région

La première édition du Salon TDAH sur les troubles du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité se déroulait dimanche au Centre des congrès de Rouyn-Noranda avec pour objectif de faire connaître les différentes ressources disponibles en Abitibi-Témiscamingue en lien avec ces troubles neurologiques. Conférences, kiosques d'information, et discussions étaient au menu de cette première activité de réseautage qui s'adresse aux parents, étudiants, mais aussi aux adultes qui pensent vivre avec une forme de TDAH. C'était aussi l'occasion de faire connaître le nouveau Regroupement dysphasie et dyspraxie verbale Abitibi-Témiscamingue.

Des enfants s'amusent à l'aire de jeux pendant que les parents consultent les kiosques d'information du Salon TDAH. D'autres, comme Martine Sigouin, viennent chercher des réponses pour eux-mêmes. En discutant avec des intervenants, elle croit avoir découvert qu'elle vivait, depuis 52 ans, avec un trouble du déficit de l'attention et une dyspraxie.

« J'ai vécu toute ma vie comme ça, sans connaître les raisons pour lesquelles j'étais comme ça, souligne-t-elle, précisant que depuis son plus jeune âge, elle se sent différente des autres dans sa manière d'apprendre et de traiter l'information. Et enfin, j'ai des mots, j'ai des raisons, j'ai des informations sur pourquoi je suis comme ça. »

Un trouble invisible

« La dysphasie, on sait aujourd'hui — on le sait, mais on ne le sait pas — c'est un trouble invisible, c'est un handicap invisible où on a de la difficulté à percevoir l'information qui entre dans le cerveau », explique Sébastien Lavoie, qui vit lui-même avec un TDAH et une dysphasie. Le fondateur de la Clinique SAS, qui offre des services à domicile de soutien aux apprentissages et de suivi du TDAH, travaille d'ailleurs à la mise sur pied du Regroupement dysphasie et dyspraxie verbale Abitibi-Témiscamingue. Pour lui, il est essentiel de briser l'isolement et de sensibiliser la population à ces conditions neurologiques peu connues qui affectent la construction et la compréhension du langage.

« [Le regroupement,] c'est une ressource régionale, donc pour l'Abitibi-Témiscamingue où on cherche à aller chercher tous ces gens-là pour sortir un peu de notre coquille, et que les gens sachent c'est quoi. [..] Même si je vis avec un trouble primaire du langage, je suis capable d'avancer », fait valoir celui qui a dû développer des trucs pour surmonter ses difficultés à travers son parcours collégial et universitaire et qui développe le regroupement avec des partenaires du secteur de la santé et des parents, sous l'égide de Langage Québec.

Une porte d'entrée pour mieux connaître les besoins

La fondatrice des Salons TDAH, Nathalie Beaulieu, salue l'initiative. « Moi, quand je vivais la situation, j'avais besoin d'un salon, je rêvais d'un endroit où sous un même toit je pouvais trouver différents intervenants pour m'appuyer pour faciliter le quotidien, explique celle qui a été confrontée à diverses formes de TDAH, tant en tant qu'enseignante au secondaire qu'en tant que belle-mère d'un enfant touché par la condition. Quelques conférenciers sont présents pour parler de la dysphasie, de la dyspraxie verbale, c'est un tout nouveau service qui apparaît dans la région, donc on a le plaisir de les présenter en primeur. »

On peut joindre le Regroupement dysphasie dyspraxie verbale Abitibi-Témiscamingue via la page Facebook du même nom. Quant au Salon TDAH, la fondatrice de cette initiative qui a pris naissance dans la région montréalaise espère pouvoir répéter l'activité dans la région au cours des années à venir.

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