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2016, une année décevante selon les agriculteurs de l'Abitibi-Témiscamingue

L'Union des producteurs agricoles (UPA) comme l'Union paysanne soutiennent que les changements attendus par le secteur agricole n'ont pas eu lieu en 2016.

Si du côté du gouvernement, on rappelle les gains réalisés au profit des fermiers, d'autres intervenants soutiennent que 2016 a été une année de mobilisation pour défendre les intérêts des agriculteurs.

En 2016, plusieurs projets ont vu le jour au Témiscamingue, notamment par l'entremise de l'inauguration des fermes porcines d'Olymel et par la présence d'une nouvelle production caprine.

Le préfet Arnaud Warolin rappelle toutefois que cette année a été difficile pour plusieurs agriculteurs. « Il y a eu des incertitudes quant au prix du lait, toute cette histoire du lait diafiltré, et aussi des inquiétudes sur les prix du bœuf », indique-t-il.

Pour l'UPA, 2016 a surtout été une année de mobilisation sur des dossiers comme l'assurance de stabilisation des revenus et le programme de remboursement des taxes foncières. Le syndicat affirme que le ministre de l'Agriculture Pierre Paradis n'a pas été à l'écoute du milieu agricole et qu'il doit remettre sa démission.Son président régional, Sylvain Vachon, l’a d’ailleurs mentionné plusieurs fois au courant de 2016.

Ce qu'on veut, c'est quelqu'un avec qui on est capable de travailler, d'avoir des échanges constructifs.

Sylvain Vachon

Le président de l'Union paysanne, Benoit Girouard, affirme lui aussi ne pas avoir constaté de réels changements. « Il y a parfois plusieurs dossiers qui ne bougent pas tellement, notamment [en ce qui a trait à] la première grande réforme qui est celle sur le monopole syndical, le gouvernement a fait des réformes du financement dans certains programmes comme l'ASRA, mais c'est encore lent », estime-t-il.Réaction politiqueLe député d'Abitibi-Est, Guy Bourgeois, rappelle qu'il y a eu des gains pour le secteur, notamment avec le renouvellement du programme de drainage, ou encore avec l'augmentation du nombre d'entailles pour les acériculteurs.

Même s'il dit comprendre les préoccupations des agriculteurs, Guy Bourgeois défend le bilan du ministre Pierre Paradis.« Je comprends qu'il y a des gens qui sont déçus de la façon dont le ministre a peut-être traduit son travail sur le terrain, mais je demeure quand même convaincu de sa volonté de poser les meilleurs gestes pour le bénéfice du monde agricole », explique-t-il.Guy Bourgeois promet de transmettre les préoccupations des agriculteurs auprès de son gouvernement.

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