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32 avis de non-conformité émis contre la mine Canadian Malartic en 2015

La mine Canadian Malartic est l'entreprise qui a obtenu le plus d'avis de non-conformité sur le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec en 2015. Des documents obtenus grâce à la Loi sur l'accès à l'information révèlent que la compagnie a reçu 32 avis du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques. La minière cumule les infractions à la Loi sur la qualité de l'environnement depuis son implantation.

Avec les informations de Claude Bouchard

Des avis qui s'accumulent

Suivi sonore, suivi de la qualité de l'atmosphère, sautages non conformes : depuis la construction de la mine, les avis de non-conformité s'accumulent à la mine Canadian Malartic. Une situation inacceptable selon le porte-parole du Regroupement vigilance mines de l'Abitibi-Témiscamingue, Marc Nantel. « Ce qui nous déroute peut-être un peu, par rapport à ces avis-là, c'est [qu'on se demande] ça sert à quoi. On ne fait que des avis et qu'au bout de la ligne les problèmes ne sont pas corrigés », dénonce-t-il.

Canadian Malartic prend la situation au sérieux

Le directeur de l'environnement et développement durable de la mine Canadian Malartic, Pascal Lavoie, prend la situation au sérieux. « À titre d'exemple, on a une équipe dédiée sur l'amélioration continue, dont une majeure partie de leurs activités s'adressent à l'amélioration de la performance environnementale », assure-t-il.

Canadian Malartic dit aussi regarder les avis identifiés au fur et à mesure, et non pas seulement au moment où le ministère les lui transmet. Vu sous cet angle, la mine soutient que son nombre d'avis a diminué de 24 % en 2015.

Luc Blanchette défend l'entreprise

Le ministre délégué aux mines, Luc Blanchette, estime que l'entreprise a mis en place nombre de mesures pour améliorer son bilan. « Honnêtement, je trouve que l'entreprise fait bien des efforts. Ce n'est pas parfait, mais essentiellement, il y a des efforts qui sont mis et c'est important pour l'économie de l'Abitibi-Témiscamingue », plaide-t-il.

Plusieurs compagnies minières visées

Sur une liste de 217 avis de non-conformités émis par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, 86 proviennent de compagnies minières ou d'exploration.

Par exemple, Mines Opinana a reçu 12 avis pour le site de la mine Eleonore. Tous les avis sont liés à un dépassement de normes à l'effluent final de l'usine de traitement. Le directeur général de la mine Éléonore, Guy Belleau, affirme que des projets pilotes sont en branle afin d'arriver à contrôler cette présence indésirée d'azote ammoniacal.

Parmi les autres compagnies, on peut noter que Mines Abcourt, responsable du site Abcourt-Barvue à Barraute, a obtenu 11 avis. La Fonderie Horne de Glencore à Rouyn-Noranda a obtenu 6 avis de non-conformité.

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques affirme, de son côté, disposer de plusieurs moyens pour faire respecter la Loi sur la qualité de l'environnement. En plus des avis, il peut imposer des sanctions administratives pécuniaires et enquêter dans le but d'intenter des recours pénaux.

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