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40 ans de la Convention de la Baie-James : les Abitibiwinnis attendent toujours des discussions sur leur territoire

La Convention de la Baie-James et du Nord québécois a 40 ans aujourd'hui. Le 11 novembre 1975, les Cris, les Inuits, les gouvernements du Canada et du Québec, la Société de développement de la baie James, la Société d'énergie de la baie James et Hydro-Québec ont signé cette entente. Il s'agit du premier accord moderne sur des revendications territoriales signé entre le gouvernement canadien et les premiers peuples. En cet anniversaire, la Première Nation Abitibiwinni rappelle qu'elle souhaite toujours entamer des discussions semblables sur le territoire qu'elle revendique.

« Ça fait 40 ans que la Convention de la Baie-James a été signée, mais malheureusement, nous, on n'est pas signataires, mais on subit les effets de la signature. Nos territoires ont été englobés dans la Convention de la Baie-James. On est sur le territoire, mais on n'est pas reconnus. Moi, aussi loin que je me rappelle, je suis là, dans le coin de Joutel. Sauf que le gouvernement nous dit : "Vos droits sont éteints" », déplore le vice-chef de la Première Nation Abitibiwinni, Bruno Kistabish.

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Goeffrey Kelley, est conscient qu'il y a du chemin à faire pour signer une entente qui définirait les relations entre le gouvernement québécois et les Algonquins. La situation est similaire pour les Innus et les Atikamekw.

M. Kelley mentionne que ce type de négociations doit d'abord passer par le gouvernement fédéral.

« Ils ont la responsabilité constitutionnelle, mais Québec a toujours indiqué que nous sommes prêts à participer dans les discussions, dans les négociations, assure le ministre. Mais c'est vraiment quelque chose que nous devrons travailler avec le gouvernement fédéral. Comme vous le savez, on a un nouveau gouvernement à Ottawa depuis une semaine. J'ai l'intention de m'asseoir avec la nouvelle ministre, Carolyn Bennett. Je pense que toute la question des négociations territoriales, ce sont deux des enjeux que les gouvernements doivent regarder ensemble. »

Le ministre Kelley mentionne que le chevauchement des différentes nations sur le territoire complique les pourparlers avec les différentes nations.

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