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44 appels en un mois pour le Service parajudiciaire autochtone du Québec

La ligne téléphonique mise en place par Québec pour faciliter les plaintes de femmes autochtones qui souhaitent dénoncer des agressions a généré des dizaines d'appels en un mois. CBC a appris que 44 femmes ont utilisé la ligne d'aide depuis sa mise en service le 5 avril.

Le Service parajudiciaire autochtone du Québec, qui gère les appels, soutient qu'environ 40 % des femmes qui ont appelé seraient prêtes à porter plainte.

Cet organisme a été mandaté par le gouvernement du Québec, après les révélations de l'émission Enquête sur les allégations d'agressions commises par des policiers de la Sûreté du Québec sur des femmes autochtones de Val-d'Or.

« Actuellement, ce n'est pas toutes les personnes qui en font des plaintes déclarées non plus. Dans le cas des plaintes déclarées, elles sont acheminées vers le SPVM, à Montréal. Vu le nombre important, probablement qu'on va agir plus rapidement que prévu, dans le sens qu'au lieu d'attendre une année avant de faire un rapport et de voir ce qui peut être fait, probablement qu'on va le faire beaucoup plus rapidement qu'on pensait », indique Jean Jolicoeur, vice-président des services parajudiciaires autochtones du Québec.

En entrevue à l'émission Midi info, l'intervenante communautaire au CALACS Assaut sexuel secours de Val-d'Or, Patricia Bouchard, s'est dite réjouie que ce service encourage les femmes à dénoncer leur agresseur.

« Que le silence ait été brisé et que des femmes aient pris sur elles d'aller chercher de l'aide comme ça, je trouve ça admirable. Parce que ça a tellement été caché et tabou pendant des années, je trouve ça tellement bien ces temps-ci qu'on en parle et que ça soit discuté en tant que débat de société, pas juste l'affaire de quelques régions éloignées, pas juste l'affaire de quelques communautés autochtones lointaines, mais vraiment un problème social, de la manière dont ces femmes-là sont traitées », a-t-elle affirmé. 

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