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50 000 touladis ensemencés dans le lac Kipawa

Le ministère des Forêts de la Faune et des Parcs a ensemencé 50 000 touladis dans le la Kipawa cet été. Le programme d'ensemencement a pour but d'assurer le renouvellement du touladi.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Le travail a débuté cet été dans ce plan d'eau situé au Témiscamingue. La Fédération des pourvoiries du Québec participe avec environ 10 000 $ sur trois ans. La MRC du Témiscamingue participe également dans le financement de l'opération avec 6000 $ par année durant trois ans.

« L'objectif visé était d'en mettre 38 000 par année. Cette année, nous avons eu la chance d'avoir une très bonne année au niveau de nos piscicultures, donc on a mis 50 000. Pour les années qui suivent, on va suivre le plan d'ensemencement qui a été établi, soit de 38 000 poissons par année, pour arriver à terme avec plus d'un demi-million de poissons qui vont être déversés dans le réservoir Kipawa sur une période d'environ 14 ans », explique Ambroise Lycke, biologiste au ministère des Forêts.

La consultante en pourvoirie et motoneige pour Tourisme Abitibi-Témiscamingue, Ghislaine Dessureault, affirme que la pêche au Kipawa a des retombées financières importantes sur la région. « Si on dit qu'en revenus directs dans les pourvoiries du Kipawa, on évalue ses retombées de 1,2 million, à ce moment-là, on imagine facilement les retombées économiques pour le milieu en terme de création et de maintien d'emplois puis de retombées fiscales pour les gouvernements. C'est principalement la pêche au doré et au touladi qui attirent les clientèles au Kipawa », indique-t-elle. 

Ambroise Lycke rappelle que le touladi est une espèce presque décimée au lac Kipawa et que c'est pourquoi le ministère avait décidé, en 2014, d'interdire la pêche d'hiver sur ce plan d'eau.

Une autre mesure restrictive est prévue dès l'année prochaine. « À partir du mois d'avril pour la prochaine saison de pêche, la quantité de poissons que les pêcheurs pourront pêcher et garder va être limitée. En ce moment, nos pêcheurs peuvent avoir en leur possession deux touladis qui ont une taille plus grande que 55 cm, et à partir de l'année prochaine, les pêcheurs ne pourront plus que garder un seul touladi, mais d'une taille supérieure à 65 cm », explique Ambroise Lycke.

Enfin, le ministère des Forêts s'est associé à l'Organisme du bassin versant du Témiscamingue, entre autres pour étudier les effets du marnage sur la reproduction du touladi au lac Kipawa.

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