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À la chasse à la bécasse avec un chien d'arrêt

Le Club des bécassiers du Québec a lancé une nouvelle capsule vidéo mettant en lumière le travail indispensable des chiens d'arrêt et de leurs conducteurs. Cette vidéo présente la pratique et les avantages associés aux chiens d'arrêt dans la chasse au petit gibier ainsi que dans les travaux de baguage des bécasseaux. Gilles Champagne, membre du Club des bécassiers du Québec, a donné plus d'informations sur la chasse à la bécasse, particulièrement en compagnie d'un chien d'arrêt, à l'émission Des matins en or.

« Chassez beaucoup, tuez peu »

M. Champagne établit d'entrée de jeu que les membres de son club sont très sensibilisés à la fragilité de l'environnement et à la chasse avec modération. « On essaie de travailler avec les instances gouvernementales pour protéger la bécasse », souligne-t-il. « Chassez beaucoup, tuez peu » est, en quelque sorte, la philosophie du Club des bécassiers.

La bécasse, un oiseau méconnu

La bécasse est un oiseau qui fait environ la moitié de la grosseur d'une perdrix. « C'est un oiseau qui ressemble au sol : des teintes de brun, des teintes grisâtres un peu. L'oiseau peut être à cinq ou six pieds de toi et tu ne le vois pas du tout. Si tu ne te diriges pas sur lui, il ne bouge pas. C'est pour ça que le chien trouve l'oiseau. Il ne le voit pas plus que nous, il le pointe parce qu'il le sent. Alors on se sert du chien pour sentir l'oiseau. Et puis quand tu as tiré un oiseau comme ça et qu'il est tombé à 30 verges, essaie de le retrouver par terre, tu ne le trouves pas. C'est le chien qui va faire ce travail-là », explique M. Champagne.

Le plaisir de voir travailler le chien d'arrêt

M. Champagne précise que les bécassiers ont une limite de huit oiseaux à tuer par jour, mais que le bu des membres de son club n'est pas absolument d'atteindre cette limite. Le plaisir est plutôt celui de trouver les bécasses avec l'aide de leurs chiens d'arrêt. « Nous autres, ce qu'on aime, c'est le travail du chien. L'approche du chien. Sa façon de faire. C'est un auxiliaire qui est très utile », note-t-il.

La chasse à la bécasse revêt un attrait international, mentionne également Gilles Champagne. « Les Français viennent ici... ils payent 5000 $ du voyage pour venir tuer quatre bécasses dans une journée », affirme-t-il.

Voici notre entrevue complète avec Gilles Champagne.

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