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À la découverte de la littérature autochtone

Rouyn-Noranda accueille un colloque, samedi et dimanche, sur la littérature autochtone intitulé « Parole des Premiers Peuples: création orale et littérature ». Des auteurs et des conteurs algonquins et cris y participent, ainsi que des anthropologues et des chercheurs en littérature de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et de l'Ontario. 

Richard Lefebvre, enseignant en littérature au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, est l'organisateur du colloque. Selon lui, la littérature est un moyen à privilégier pour mieux connaître les Premières Nations du Québec. « Ensemble, à la fois du côté des chercheurs, et aussi d'entendre les conteurs et les auteurs de la région pour échanger, parce qu'on n'a pas souvent l'occasion de faire ça », explique-t-il. 


Pierre Rouxel, professeur de littérature au Cégep de Sept-Îles, directeur du Groupe de recherche sur l'écriture nord-côtière (GRÉNOC) et directeur de la revue Littoral, fait partie des invités. Selon lui, la littérature autochtone a des caractéristiques bien particulières. « Elle est très différente par ses thèmes, elle est très différente aussi dans son esthétique, mais elle est porteuse d'une culture qui est totalement différente de la nôtre et qui nous permet de découvrir la culture autochtone dans toute sa diversité », fait-il remarquer. 

Le chercheur constate aussi un nombre grandissant de publications autochtones, de leurs lecteurs et des recherches qui s'y intéressent. Une effervescence littéraire se fait d'ailleurs sentir chez les auteurs Innus de la Côte-Nord.  

Au cours de la fin de semaine, des récits et des légendes autochtones seront racontés. En plus des conférences, une présentation de films du studio ambulant de la Wapikoni mobile fait aussi partie de la programmation. 

Mise à jour : Richard Lefebvre revient sur le colloque Parole aux Premiers peuples : 

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