Retour

À quelques jours de la rentrée scolaire, Lac-Simon est toujours à la recherche d'enseignants

La communauté autochtone de Lac-Simon peine à recruter des enseignants pour la prochaine rentrée scolaire. Il manque toujours trois professeurs au niveau primaire et un au niveau secondaire. Pourtant, certains enseignants voient de grands avantages à travailler sur cette communauté située à une trentaine de kilomètres de Val-d'Or.

Un reportage d'Émélie Rivard-Boudreau

Appels aux commissions scolaires et aux universités, publications dans les réseaux sociaux : le directeur de l'école primaire Amikobi de Lac-Simon a tout essayé pour pallier la demande grandissante d'enseignants dans son établissement.

« Ici, le taux de naissance est extrêmement élevé, fait valoir Luc Létourneau. Pour une petite communauté comme ici, on a chaque année entre 50 et 75 enfants qui naissent. Alors, nécessairement, on a une entrée de 50, 60, 70 enfants chaque année. »

Autonomie professionnelle

Selon Luc Létourneau, il est faux de croire que les problèmes sociaux font fuir le personnel. Il affirme que les écoles de Lac-Simon offrent une plus grande liberté pédagogique et qu'elles ont des budgets qui diffèrent de ceux des autres écoles.

« On a des fonds pour les projets spéciaux, en éducation, ici, qui n'existent pas ailleurs », cite-t-il comme exemple.

Perspectives d'avancement

L'adjointe pédagogique de l'école Amikobi Sophie Joly croit que travailler à Lac-Simon lui a permis de gravir les échelons plus rapidement.

« J'ai eu de belles perspectives d'avancer au niveau professionnel, parce que je suis devenue conseillère pédagogique relativement rapidement, indique-t-elle. Là, j'ai aussi un poste qui me permet d'accomplir des tâches de direction adjointe, donc j'ai eu une avancée professionnelle rapide. »

Yolette Alfred enseigne les mathématiques à l'école secondaire Amik-Wiche de Lac-Simon depuis 1994. Elle n'est pas la seule à avoir autant d'ancienneté. « Moi, je suis sûre que la moyenne d'expérience ça doit être entre 20 et 22 ans facilement, estime l'enseignante. Moi, ça fait 25 ans! »

Après toutes ces années, Yolette Alfred, apprécie toujours autant le contact avec ses élèves algonquins.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Le secret derrière les trop longues douches de ce jeune homme...





Rabais de la semaine