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À quoi peut s'attendre l'industrie minière en 2017?

Après avoir vécu une bonne année financière en 2016, à quoi peuvent s'attendre les entreprises minières en 2017? L'industrie étant changeante, les prédictions ne sont pas toujours évidentes, mais les entreprises de la région envisagent la prochaine année avec optimisme.

L'arrivée en poste de Donald Trump comme Président des États-Unis en 2017 pourrait changer la donne dans l'industrie minière. Malgré le fait que le prix de l'or ait connu une baisse significative depuis son élection, le vice-président des opérations chez Mines Richmont, Christian Boursier, croit que la situation va changer.

Il affirme que les mesures protectionnistes du président élu pourrait avoir un impact négatif sur le marché, ce qui ferait augmenter le prix de l'or.

L'économie américaine n'est pas en si bonne position que ça, le nouveau président a beau être très optimiste qu'il pourra changer les choses, mais on pense qu'au cours de la prochaine année, la réalité va le rattrapper et que le prix de l'or va se rétablir.

Christian Boursier

Délais administratifsLa directrice de l'Association d'exploration minière du Québec (AEMQ), Valérie Fillion, croit que le gouvernement du Québec devra trouver une façon en 2017 de diminuer les délais administratifs dans le secteur minier.

Il faut trouver un moyen d'accélérer l'émission des autorisations, de façon correcte, avec un encadrement qui tient compte du niveau de risque des activités.

Valérie Fillion

Le vice-président Canada d'Agnico-Eagle, Christian Provencher, croit d'ailleurs que l'avenir de l'industrie minière passe par cette diminution des délais administratifs.

« On a vu beaucoup de compagnies dites junior disparaître au cours des dernières années à cause de la rareté du financement, et ça, c'est problématique à long terme parce qu'après 2025, des 19 mines de métaux métalliques actuelles, il en restera seulement sept. Si on ne trouve pas douze autres mines pour remplacer ces mines d'ici les dix prochaines années, le portrait de l'industrie minière pourrait beaucoup changer au Québec."

Le directeur général de la mine Westwood d'Iamgold, Sylvain Lehoux, souhaite pour sa part davantage d'ouverture provenant des parties prenantes qui gravitent autour des projets miniers.

« Il faut que les gens ouvrent leurs horizons, faut s'asseoir à la table avec tout le monde, les Premières Nations, faut réussir à obtenir de bonnes discussions, de bonnes ententes et développer l'Abitibi-Témiscamingue qui nous tient beaucoup à coeur », estime-t-il.

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