Retour

Abandon du projet de loi sur la gouvernance scolaire : accueil mitigé en Abitibi-Témiscamingue

Le ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, abandonne le projet de loi sur la gouvernance scolaire annoncé par François Blais, son prédécesseur, en décembre dernier.

Avec les informations de Angie Landry

Des représentants des commissions scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue saluent la décision du ministre.

Changement de ton au gouvernement

Le président de l'Association des commissions scolaires de l'Abitibi-Témiscamingue (ACSAT), Gaétan Gilbert, est d'ailleurs satisfait du changement de ton au gouvernement.

« C'est une grande journée pour la démocratie scolaire aujourd'hui. On est extrêmement heureux de l'écoute et de l'ouverture qu'on a eues de la part du ministre, et puis aussi de la part des députés face à ce projet de loi, a-t-il dit. Donc pour ça on est extrêmement contents, et également, on est doublement contents parce qu'on va travailler maintenant sur les vrais chiffres, les vrais objectifs qu'on a, c'est-à-dire la réussite des élèves. »

De son côté, le président de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda, Daniel Camden, soutient que ce changement de direction est rassurant pour les prochaines années.
Il estime que l'annonce faite par le ministre Proulx est d'abord le fruit d'un travail de collaboration lors des audiences de la commission parlementaire.

Craintes chez le syndicat des enseignants

Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue, Luc Gravel, admet, pour sa part, avoir des craintes face aux propositions du ministre Proulx.

Même si les idées amenées par le ministre sont intéressantes sur papier, il croit qu'une réflexion plus profonde est nécessaire.

« Une façon simple de valoriser [l'enseignement], je pense que ce serait principalement de commencer par faire une grande réflexion sur l'éducation, mais de partir de la base, de ceux qui travaillent au quotidien avec les enfants. Je parle principalement des enseignants et des enseignantes, oui, mais aussi des éducatrices, des gens qui sont sur le terrain. Je pense que ces gens-là auraient peut-être des suggestions à faire, dans les différentes mesures [proposées par le ministre], on voulait revoir le financement pour les élèves en difficulté : là aussi ça pourrait être intéressant et probablement que les enseignants pourraient apporter des suggestions. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine