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Accessibilité des salles de spectacles : où en est l'Abitibi-Témiscamingue?

Une table ronde sur l'accessibilité aux concerts pour les personnes à capacités physiques restreintes diffusée mardi à l'émission d'Ici Radio-Canada Première, PM, a suscité de nombreuses réactions sur le web cette semaine. On y soulignait que les salles de spectacles du Québec ne sont pas adaptées aux besoins des personnes à mobilité réduite. L'équipe du Radio magazine a discuté de l'accessibilité des salles de spectacles de l'Abitibi-Témiscamingue avec le directeur général de la Ressource pour personnes handicapées de l'Abitibi-Témiscamingue, Rémy Mailloux. 

Escaliers et estrades, couloirs étroits, toilettes exiguës : il n'est pas nécessairement évident d'avoir accès à la culture lorsque l'on est une personne à mobilité réduite en Abitibi-Témiscamingue. Même si des normes d'accessibilité existent pour la construction de nouveaux lieux de diffusion culturelle, toutes les salles ne sont pas adaptées pour les fauteuils roulants et les nouvelles constructions sont plutôt rares.

Le Petit Théâtre du Vieux-Noranda a quand même décidé de se doter d'un ascenseur, de larges couloirs et de toilettes adaptées sur ses deux étages lors des récentes rénovations, même s'il n'était pas obligé de se conformer à la réglementation puisque sa construction est antérieure à 1976. Il s'agit là d'une initiative encourageante, selon le directeur général de la Ressource pour personnes handicapées de l'Abitibi-Témiscamingue.

« Ça coûte tellement cher les adaptations, c'est sûr que quand tu bâtis et que tu adaptes en premier lieu, ce n'est pas si onéreux que ça, explique Rémy Mailloux. Mais quand tu rebâtis ou que tu modifies la structure qui est déjà en place, c'est sûr que [ce sont] des coûts astronomiques. C'est sûr que le Petit Théâtre, c'est encourageant, parce que c'est un pas dans la bonne direction », poursuit-il. 

Adaptation universelle

Rémy Mailloux ajoute cependant que des efforts de sensibilisation doivent encore être déployés pour inclure des clientèles comme les aveugles ou les sourds, qui ont des besoins d'adaptation différents, comme d'être accompagné d'un interprète ou de pouvoir être guidés dans les lieux de diffusion.

« Bien adaptée, le mot est très large parce que, quand on parle d'accessibilité universelle ou d'adaptation universelle, il y a beaucoup de facettes que les gens ne [connaissent] pas. Autant qu'il y a de différents handicaps, autant les accommodations sont différentes. Des fois, c'est vraiment complexe d'arriver aux normes d'accessibilité universelle », rappelle le directeur général de la Ressource pour personnes handicapées.

Pour écouter l'entrevue complète avec le directeur général de la Ressource pour personnes handicapées de l'Abitibi-Témiscamingue, Rémy Mailloux : 

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