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Accord Canada-États-Unis sur le bois d'oeuvre : inquiétudes en Abitibi-Témiscamingue

Certains élus de la région sont inquiets à la veille de l'échéance du renouvellement de l'accord sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis qui surviendra demain.

Avec les informations de Sandra Ataman

« Inquiétant », selon le maire de Senneterre

C'est le cas du maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte qui craint que l'industrie vive à nouveau des temps difficiles. Il affirme que le dernier litige entre les deux pays avait été très dommageable pour l'industrie forestière alors que de nombreuses scieries avaient fermées « et là on ne sent pas qu'il y a une volonté de régler avec une meilleure conclusion, malgré le fait qu'au Québec il y a eu une révision complète du régime forestier pour s'assurer qu'on réponde aux attentes américaines en lien avec le bois d'oeuvre, entre autres la mise en marché des bois. »

L'industrie veut avoir accès au marché américain

L'inquiétude se fait aussi sentir au sein de l'industrie forestière. Produits forestiers Résolu souhaite que le gouvernement américain reconnaisse la spécificité du régime forestier québécois. Ce régime a été mis en place en 2013 afin de répondre aux exigences de libre marché revendiquées par les Américains.

Le directeur principal Affaires publiques et relations gouvernementales chez Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn explique que « la position qui est défendue par Produits forestiers Résolu comme par l'ensemble des intervenants du Québec et même le gouvernement du Québec c'est que l'industrie forestière québécoise, à la suite des changements importants apprortés à son régime forestier en 2013, doit avoir accès au marché américain dans la forme du libre-échange tel que le prévoit l'ALÉNA surtout que notre régime forestier est maintenant au marché et correspond à celui de plusieurs états américains. »

Luc Blanchette soutient le régime québécois

De son côté, le ministre de la Forêt, Luc Blanchette, se veut rassurant. Il travaille en concertation avec ses homologues provinciaux et avec le gouvernement fédéral. M. Blanchette croit que le régime forestier québécois est adapté à la situation de libre-échange entre les deux pays.

« Le 12 octobre, c'est une prise de position de l'industrie forestière américaine qui pourrait se faire cette journée-là. Après ça, on a un temps d'échange pour faire la preuve comme de quoi on a un système libéralisé au Québec. Et enfin, il y a une mesure temporaire qui pourrait être mise en mars 2017, mais des mesures permanentes en septembre 2017 avec lesquelles j'espère qu'on aura réussi à convaincre le gouvernement américain que la libéralisation des échanges sur le bois d'oeuvre est une bien meilleure solution que des mesures protectionnistes », soutient-il.

Plus d'informations et de réactions dans la converse de Sandra Ataman à l'émission Région zéro 8.

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