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Accord de paix entre la Colombie et les FARC : soulagement chez la communauté colombienne d'Abitibi

Les Colombiens établis dans la région et les Abitibiens qui se sont établis dans le pays d'Amérique du Sud saluent la signature d'un accord de paix mercredi dans la capitale cubaine de La Havane. Le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie, les FARC, ont signé mercredi un accord de paix définitif qui doit permettre au pays de se développer. D'autres, plus sceptiques, attendent toutefois de voir se concrétiser les impacts de cet accord. Émilie Parent-Bouchard a rencontré quelques Colombiens d'origine ou d'adoption.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Porfirio Rivas est arrivé en Abitibi-Témiscamingue comme réfugié politique il y a 8 ans en raison de ses positions militantes sur les effets du conflit sur la vie de la population colombienne. Il salue l'accord de paix signé à Cuba mercredi. « Je me sens comme quand on finit l'école. [J'ai] travaillé pendant des années en pensant qu'un jour, en Colombie va arriver la journée que finie la guerre. Aujourd'hui commence un processus qui va changer la vie de beaucoup de personnes de mon pays », croit-il.

Établi en Colombie, Mathieu Trudel, qui est originaire de Rouyn-Noranda voit aussi le processus de paix comme un pas en avant. Il croit que ce signal envoyé à la communauté internationale va permettre à son centre de plongée, comme au reste du pays, de prospérer. « La paix va enlever une certaine crainte que les gens avaient de voyager en Colombie, donc ça risque d'être bon pour les affaires », entrevoit-il.

Sa copine Maria Ibarra se demande si cette fois-ci est la bonne. Sa famille a dû abandonner sa plantation de café aux mains des FARC. Elle a aussi perdu un oncle et un cousin dans le conflit. Elle exprime des doutes sur la suite des choses. Elle déplore que la question de la réconciliation ait relayé les autres enjeux, comme la santé et l'éducation, au second plan.

Les Colombiens doivent se prononcer sur l'accord de paix par voie de référendum le 2 octobre. Maria va rentrer au pays bientôt et pourra se prononcer. « Je vais voter, mais je ne sais pas encore si ce sera un oui ou un non », dit-elle.

Porfirio, lui, cherche à savoir s'il pourra exercer son droit de vote à partir d'ici.

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