Retour

Accouchement devant l'hôpital de Ville-Marie : « inacceptable », dit Luc Blanchette

Plusieurs élus de la région ont réagi avec force au reportage de Radio-Canada dévoilant qu'une femme ait été contrainte d'accoucher devant des portes vérouillées de l'hôpital de Ville-Marie, au Témiscamingue.

Avec les informations de Tanya Neveu

« Inacceptable », selon Luc Blanchette

« C'est tout à fait inacceptable, ce n'est pas une façon d'offrir des services », affirme Luc Blanchette, ministre responsable de la région. « Maintenant, je vais laisser au Centre intégré de santé et de services sociaux le soin de gérer les problèmes et les solutions. Je sais qu'il est en mode solution. J'ai rencontré le président-directeur général ce matin à ce sujet qui me donnait cette information. On espère avoir des solutions à long terme de manière à ce que ça ne se reproduise pas », ajoute-t-il.

« Trop, c'est trop », dit Arnaud Warolin

Le préfet de la MRC de Témiscamingue, Arnaud Warolin, demande au Centre intégré de santé et de services sociaux d'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) des mesures correctives immédiates. Il a publié un communiqué pour décrier la situation et demande une rencontre avec les dirigeants le plus rapidement possible.

« Il est inconcevable, peu importe, c'est qui c'est où, qu'une femme se retrouve dans une telle situation ici au Témiscamingue, comme ailleurs. On ne veut pas être traités comme des citoyens de deuxième zone. Donc, j'ai discuté déjà ce matin, on va avoir une rencontre avec les instances du CISSS et on va s'assurer comme on l'a fait toujours par le passé de travailler en étroite collaboration avec eux. Mais là c'est trop, trop c'est trop. On se doit de dénoncer cette situation et de prendre des mesures qui sont extrêmement fermes », tonne Arnaud Warolin.

Le maire de Ville-Marie demande plus de ressources

De son côté, le maire de Ville-Marie, Bernard Flebus, réclame un agent de sécurité de nuit à l'hôpital. Il se dit désolé pour ce couple qui a vécu une histoire pour le moins difficile. « Je suis en train de faire une demande écrite au PDG du CISSS en copie conforme avec M. Blanchette pour avoir un agent de sécurité de nuit à l'hôpital. On avait déjà fait une demande verbale il y a deux mois pour d'autres raisons. Il n'y a pas juste des gens qui viennent accoucher la nuit. Deux infirmières pour recevoir du monde, ça peut être délicat la nuit. Elles sont infirmières les filles, elles ne sont pas là pour faire de la sécurité et on ne sait pas ce qui peut arriver la nuit », souligne-t-il.

Le CISSS-AT a confirmé aujourd'hui que trois établissements dans la région vivent cette situation de portes verrouillées, soit Ville-Marie, Témiscaming-Kipawa et Senneterre. Le CISSS-AT espère trouver une solution d'ici les prochaines semaines.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une crampe musculaire vraiment intense





Rabais de la semaine