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ACTIA en difficulté financière : le centre de jour pour personnes handicapées du Témiscamingue pourrait fermer ses portes

Le centre de jour de l'ACTIA au Témiscamingue pourrait fermer ses portes en raison d'un manque de financement majeur. L'organisme accueille 50 personnes ayant des handicaps physiques, intellectuels ou mentaux tout au long de l'année. Une subvention du gouvernement du Québec pourrait changer la situation, mais l'administration est toujours en attente d'un financement récurrent. Le centre de jour qui existe depuis 20 ans permet à ses personnes de socialiser et briser l'isolement.

Jonathan Bernard vient au centre de jour de l'ACTIA depuis son ouverture. Il ne manque pas une journée et voudrait même y être les fins de semaine. La possible fermeture de l'ACTIA l'attriste. « C'est bien important, toute ma vie c'est ça », dit-il.

Ils sont des dizaines comme Jonathan, limités par un handicap physique ou mental. « Ce que j'adore, c'est sortir de l'isolement de la maison chez moi. J'ai été un homme de public et ici je retrouve un peu de public. Ça évite des hospitalisations, des médicaments et des dépressions surtout », témoigne pour sa part Camil Adam, membre de l'ACTIA.

L'ACTIA, c'est la grande famille de Carole Paquin. Elle coordonne les activités de l'organisme depuis 20 ans. Pour financer les activités, les membres de l'ACTIA ont dû mettre sur pied plusieurs campagnes de financement puisque l'organisme obtient la même subvention depuis son ouverture.

« Dans la vie, quand on vient au monde, on est tous supposés être debout, hein? Bien nous ici à l'ACTIA, on est là pour qu'ils se tiennent debout même en fauteuil et croyez-moi, ils sont capables. Mais il faut leur donner la chance. Et cette chance-là c'est l'ACTIA. Pis là l'ACTIA est à bout de souffle, on ne peut plus, il n'y en a plus... après 20 ans on peut le dire », affirme Carole Paquin.

Suivant les recommandations du Centre intégré de santé et de services sociaux, l'organisme a dû déménager, il y un an, pour répondre aux normes de sécurité. Le loyer mensuel a doublé depuis. « Ce qui nous manque c'est une somme récurrente, ajoute Ginette Patry, présidente du conseil d'administration de l'ACTIA. On est toujours en train de courir après des sous et pendant qu'on court après du financement c'est moins de temps qu'on met avec les gens aussi! »

L'ACTIA fonde beaucoup d'espoir sur une aide gouvernementale qui pourrait être annoncée dans les prochaines semaines.

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