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Agrandissement de Canadian Malartic : action collective contre le gouvernement du Québec

Le Comité de citoyens de la zone sud de Malartic va contester devant la Cour supérieure du Québec le récent décret gouvernemental autorisant l'agrandissement de la mine. C'est le gouvernement du Québec qui est visé par cette nouvelle action collective.

Avec les informations de Jean-Marc Belzile

La demande sera entendue au Palais de justice de Val-d'Or le 11 juillet. Le recours stipule qu'en adoptant le décret, Québec va à l'encontre de la loi sur la qualité de l'environnement et qu'il s'agit d'une décision prise de mauvaise foi.

L'avocat Philippe Trudel, qui représente les citoyens, affirme qu'il conteste deux éléments : la décision permettant à la minière de faire davantage de bruit à certains moments et l'augmentation du taux d'extraction. « Dans les études préparées par la minière, c'est clair que pour respecter les normes sur la qualité de l'air, il faudrait qu'ils baissent leur production environ 75 % du temps et il ne faudrait pas qu'ils extraient plus de 40 millions de tonnes par année, mais malgré ça, le gouvernement leur autorise à faire un taux d'extraction qui peut aller jusqu'à 88 millions de tonnes. C'est évident que le gouvernement sait que la minière ne pourra pas respecter les normes de qualité de l'air », affirme-t-il.

Au cabinet du ministre de l'Environnement, David Heurtel, on affirme que celui-ci ne fera pas de commentaire étant donné que le dossier est actuellement devant les tribunaux.

La mine Canadian Malartic souhaite analyser cette nouvelle procédure judiciaire avant de commenter.

Il s'agit de la troisième action collective entreprise par le Comité de citoyens de la zone sud de Malartic après le recours collectif qui a été autorisé la Cour supérieure du Québec et la demande en injonction permanente pour faire respecter les normes.

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